Marie-Galante

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Marie-Galante
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On l’appelle « la grande galette » pour sa forme presque en cercle d’une quinzaine de km de diamètre, au sud de la Guadeloupe, à 45 mn de bateau, un quart d’heure en avion. L’île de Marie-Galante est souvent promue pour son authenticité, une plus grande préservation de sa nature, un mode de vie plus pittoresque et l’affabilité de ses 12 000 habitants encore fortement liés au travail agricole, essentiellement la culture de la canne à sucre. Moins dégradée par l’activité humaine que d’autres terres antillaises, elle est aussi nommée « l’île au 100 moulins », ceux qui broyaient la canne et dont il subsiste quelques vestiges et une tour restaurée, le Moulin Bézard, dans le Sud, pour le tourisme. Les grandes plantations d’antan ont été remplacées par des petites exploitations organisées en coopératives. Malgré ses plages, à l’Ouest surtout, parmi les plus réputées des Antilles, l’île a encore une faible industrie hôtelière, mais offre des activités de sports nautiques, des randonnées et des découvertes en charrette à bœufs. A Marie-Galante, l'accent est mis sur la préservation de sa nature, ses beaux paysages et son patrimoine historique.

Habitée par les Amérindiens Arawaks dès le IIIe siècle et Caraïbes dès le IXe, l’île fut baptisée Maria-Galanda, du nom de la caravelle de Christophe Colomb qui l’aurait abordée lors de son second voyage en 1493. Les premiers colons français y arrivèrent en 1648, vivant dans des conditions difficiles et subissant les attaques des Caraïbes jusqu’au traitement de paix signé en 1660. Année à partir de laquelle y furent déportés les premiers esclaves africains pour devenir la majorité de la population de l’île où s’installèrent aussi des juifs hollandais exilés du Brésil, venus avec leur technique de la culture de la canne à sucre. La grande galette sera attaquée plusieurs fois par la flotte hollandaise et disputée entre Français et Anglais jusqu’aux débuts du XIXe siècle, après avoir connu l’indépendance, affranchie de la Guadeloupe encore royaliste de 1792 à 1794, année de la première abolition de l’esclavage rétabli en 1802. Les révoltes d’esclaves et les abolitionnistes français y mirent définitivement fin en 1848. Mais l’année suivante, les affranchis furent durement réprimés quand ils s’étaient opposés aux fraudes des grands planteurs blancs lors des élections législatives.

Ce n’est qu’en 1920 que des descendants d’esclaves deviennent propriétaires d’une sucrerie. Maintenant, il n’existe plus à Marie-Galante que deux usines à canne et trois distilleries qui proposent certainement le meilleur rhum du monde parce que encore traité de manière traditionnelle et qui tire jusqu’à 59° pour accompagner le bébélé, le court-bouillon de poisson frais typique de l’île. Entre concours de bœufs tirants, combats de coqs, la vie culturelle est rythmée par les bals de quadrille, les soirées léwóz où s’exprime le gwoka, la musique du tambour ka traditionnelle de toutes les îles guadeloupéennes, et les pianos-bars distillant surtout du zouk dont celui du fils du pays, Patrice Hulman, et du jazz pour les noctambules, en attendant le moment fort du week-end de Pentecôte, le festival Terre de blues.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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