Zambush Vol.1 Zambian Hits from the 80s (2005)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/01-12/zambush1_front.jpg Zambush Vol.1 Zambian Hits from the 80s par 9789077068250

Sautillements de guitare, galops de caisse claire, chants boostés, quand les traditions du bush zambien rencontrent les rythmes urbains de Lusaka, c’est le zambush.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 13.5
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Zambush Vol.1 Zambian Hits from the 80s

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Date de parution: 
2005
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types de supports: 
Digipack
9789077068250
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Le terme zambush fait écho au néologisme zamrock, une fusion méconnue de rock en langues zambiennes des années 1970. De la même façon, le zambush tentait dans les années 1980 la fusion pan zambienne de nombreuses musiques rurales, celle du bush : chants villageois, genre kalindula, guitare congolaise, emprunts de soukouss, de rumba tardive swahili ou de chinunenga du Zimbabwe, en langues tonga, nsenga, kaonde, lozi, nyanja.

Le volume 1, les années kalindula, évoque l’introduction tardive de groupes provinciaux sur la scène radiophonique de la capitale zambienne Lusaka à partir de 1982. Un son nouveau pour l’époque. La kalindula est le traditionnel cordophone basse, dont ces petits orchestres furent d’ailleurs dépossédés dés leur arrivée. « Quelqu’un (…) les invita en ville, leur confia des guitares et une « véritable » batterie pour répéter une semaine, et ils enregistrèrent aussitôt après leur première prise », raconte Michael Baird, le patron des SWP Records. Une manière qui reformatera tant leur son que leurs chansons pour le label Teal, puis pour la radiodiffusion sur la ZBS de Lusaka. Sautillements suraigus de guitare, galops de caisse claire, chœurs boostés et écho sans fond : ces orchestres aux pieds nus deviennent en quelques semaines des power bands, des machines à concasser les refrains traditionnels. A la façon du kwassa-kwassa congolais ou du salégy malgache, ce procédé atténue leurs textures propres et crée le son moderne zambush.

Cette sélection a retenu nombres de tubes emblématiques du genre, notamment par leurs chants zambiens et leur jeu de guitare. A l’instar du kalindula, auquel il emprunte souvent, son avatar électrique est plus enlevé que les rumbas de l’ère qui précède. La basse électrique a remplacé le grand cordophone, mais n’en martèle pas moins un beat semi rapide. Basse et guitare électriques se poursuivent d’ailleurs en une course qui électrise la moindre ritournelle du répertoire séculaire (Mao, Grace). La technique est évidente sur les extraits des Julizya Band et Green Labels. La plupart de ces hits n’avaient jamais été diffusés jusqu’à présent qu’en LP à Lusaka. La pépite indéniable de la compilation est précisément Grace, l’adaptation surchauffée, inattendue et littéralement électrisée d’un chant traditionnel de deuil par Uweka Stars.

Par Pierre D’Hérouville | akhaba.com

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