Yom & The Wonder Rabbis - With Love (2011)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/02-12/yom_withlove_front.jpg With Love par Yom & The Wonder Rabbis 3341348602066

Avec ce troisième CD, le Superman de la clarinette vient sauver le monde avec une douzaine de morceaux iconoclastes en matière de klezmer, entre la fureur et de la douceur.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 13
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

With Love

label: 
Date de parution: 
2011
Réf
types de supports: 
Digipack
3341348602066
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Fils de psychanalystes, Guillaume (Yom) est un facétieux : il se débrouille pour sortir premier prix du Conservatoire supérieur de Paris et intégrer à dix-sept ans l’Orient Express Moving Schnorers, une bande d’agités qui a bousculé le klezmer français à la fin des années 1990, puis de développer son don pour la clarinette pendant une décennie au sein du groupe Klezmer Nova. Il a publié fin 2008, à vingt-huit ans ans, son premier disque solo, (auto)parodique, The New King Of Clarinet, hommage semi-loufoque à un déjanté des années 1920-1940 auto-proclamé roi de la clarinette klezmer, Naftule Brandwein (1889-1963), un Ukrainien assidu des troquets de Brooklyn où la tradition yiddish rencontre le swing né de la traite négrière. Maintenant, avec ce troisième CD, notre jeune trentenaire fort d’un quart de siècle passé à souffler dans son outil veut sauver the world et compagnie. Superman de la clarinette, Yom signe une douzaine de morceaux plutôt iconoclastes en matière de klezmer.

Quelque chose qui tient de la fureur et de la douceur à l’exemple du titre The Wonder Rabbis, résumé exemplaire de la manière Yom, fission et affection à la fois. Ses ballades aériennes, nappées d’effets électroniques, sont aussi des clins d’œil, un humour de comparse quand il compose Saving The World Is Easy (tu parles !), avec en filigrane quelque référence (déférence ?) planante au Pink Floyd, ère (Air ?) The Dark Side Of The Moon. Le malin souffleur continue son œuvre démente en composant Kaddish For Superman qui prend souvent des allures de berceuse quand il s’agit d’une prière juive récitée surtout dans les deuils, de quoi faire dresser les payos, les tresses liturgiques, du plus ouvert des hassidim. Alors que le kaddish ne fait allusion ni aux morts ni à leur résurrection.

Le nouveau klezmer de Yom, lui, avec son instrument, synthé Rhodes (Manuel Peskine), batterie (Sebastien Lété), basse (Sylvain Daniel), fait revivre toute une culture, des cadence euro-orientales, méditerrano-balkaniques aux rythmes ottomans, sédentaires ou tsiganes, dans une fusion pop rock progressif. Bref, un son de Paris qui aime aussi le jazz comme en témoigne l’émouvant Highway To Constantinople. La forte émotion traverse également Killing A Gypsy, allusion au Killing An Arab de Cure, chant nouvelle vague lui-même inspiré de L’Etranger de Camus. D’ailleurs, dans Landscape 1, morceau d'une minute, le possédé de la clarinette réussit aussi une allégorie cordiale qui évoque puissamment le raï new wave des Oranais des années 1980. De toute façon, notre héros Comics nous sauve avec Amour, avec un grand A.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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