Yann-Fañch Kemener - Gouañv bepred (2012)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/12-12/yann-fanchkemener_gouanvbepred_front.jpg Gouañv bepred par Yann-Fañch Kemener 602537205202

Chanté par la voix vigoureuse et captivante de Yann-Fañch Kemener, cet album fusionne avec délectation tradition bretonne et musique baroque, entre danse et méditation.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 13
Type de produit: 
Album

Gouañv bepred

label: 
Date de parution: 
2012
Réf
types de supports: 
Digipack
602537205202
0

C’est bien entendu pour les amateurs : le Breton Yann-Fañch Kemener est l’une des plus grandes voix, vigoureuse et captivante, du kan ha diskan et de la gwerz. Mais l’homme aux multiples collaborations ne se satisfait pas que de cela ; il cherche inlassablement à se renouveler, à emmener la tradition bretonne en de nouvelles aventures musicales.

Cette fois, il fusionne ses racines avec la musique baroque. Gouañv bepred (encore l’hiver) est une suite à Tuchant e erruo an hañv (bientôt l’été), l’autre création initiée par le chanteur qui célèbre la Bretagne, un pays « que la nature nourrit généreusement de plusieurs saisons journalières », comme le dit avec espièglerie le livret qui a bien fait de traduire en français et en anglais les paroles bretonnes.

Bref, la terre aux quatre saisons par jour est ici illuminée par un chant chaleureux comme le soleil, bien qu’il soit essentiellement méditatif, parfois sombre quand il parle, par exemple, de cruauté comme celle qu’évoque une gwerz sans âge, Sant Yan Bubri (Saint Jean Bubri). La voix de Yann-Fañch arrache des larmes, alors que les violes de gambe d’Aldo Ripoche et de Damien Cotty, le théorbe d’Hervé Merlin font croire avec leur délicatesse infinie qu’il s’agit d’une paisible berceuse.

Jobr ar Gallow (Joseph le Gallo) et Dañs an ofisourien (danse des officiers de battage) donnent furieusement envie de se lever pour danser ces deux fisels entraînants. Des rondes enlevées dont les paroles sont comme martelées par la voix percutante de Kemener sur une musique agile de cordes frottées, légèrement adoucie par celles pincées du théorbe, cet étrange et imposant luth inventé au tournant des XVIe et XVIIe siècles en Italie, à la naissance du mouvement baroque.

Les cueillettes et labours finis, l’hiver est une saison, une raison de danser pas seulement que du fisel, comme celui-aussi, plus ralenti, de Ar C’hallez vihan (la petite étrangère, « une jeune étrangère du pays des Français »), mais aussi de plinn, tel Plac’hig koant an douar nevez (jeune fille de l’aire neuve), une danse et un jeu où dialoguent surtout la voix fantaisiste de Kemener et le théorbe enchanteur de Merlin.

Précédé par les mesures instrumentales de Musette, Ar Bloavezh mat (la bonne année) semble une danse de salon aristocratique où s’invite la chanson traditionnelle populaire bretonne pour des pas de chorégraphie douce et mesurée : « Doni done voici la nuit de la nouvelle année/Je vous souhaite une bonne année/Une bonne année de la part de Dieu/Bonne aventure au jeunes/Aux vieux prospérité ».

Par David Marif | akhaba.com

Albums proches
Recommandé si vous aimez
extract1: 
Mots Cles
Région: 
Partager | translate
commentaires