Waed Bouhassoun - La voix de l’amour (2008)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/10-11/bouhassoun_voixdelamour_front.jpg La voix de l’amour par Waed Bouhassoun 794881913923

S’accompagnant au oud, la jeune chanteuse syrienne célèbre de sa voix dense et puissante quelques légendes du Panthéon culturel ou mystique arabes.

"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

La voix de l’amour

Actuellement indisponible
Date de parution: 
2008
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types de supports: 
Digipack
794881913923
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Quelques mesures lentes de oud, puis accélérées avant de redevenir douces et vous entraînent dans une ode contemplative de l’amour. La voix commence tendrement, s’intensifie, invoque tel un muezzin : « L’amour te réjouit et moi j’en suis meurtri/Entre nous seul Dieu est juge ». S'accompagnant au luth oriental, Waed chante Yâ nâ’iman (ô toi qui dors) d’Ibn Zaydoun (1003-1070), le grand poète et homme politique de Cordoue, fou de Wallâda (994-1091), princesse andalouse.

Elle aussi versifie sur leur passion légendaire et tumultueuse : « De mes propres yeux de moi-même de toi/De ton temps et de l’espace je suis jalouse », Agharû ‘alayka (je suis jalouse). Waed Bouhassoun lui prête sa voix de miel et son oud épicé. Parfois, le chant prend des accents tragiques, un chagrin que les cordes compatissantes du luth viennent consoler en des taqsims attendris.

La jeune chanteuse syrienne célèbre aussi un autre figure arabe, une légende moins connue, un miracle du mysticisme musulman, Râbi’a al-‘Adawiya, esclave affranchie née vers 713 en Irak. Elle aurait été courtisane, voire prostituée, danseuse et joueuse de ney, avant de tout plaquer pour consacrer sa vie à glorifier Dieu jusqu’à ses quatre-vingts ans, retirée du monde, à Bassorah.

C’est le meilleur joueur de qanun en Syrie, Ghassan Amouri, qui ouvre avec des accords rythmés telles des vagues hypnotiques ‘Araftu l-hawâ (je connais l’amour), une adaptation d’un fameux poème de la mystique irakienne. Waed en fait une des plus belles chansons de cette dizaine de poèmes sortie en 2008. Il faut dire qu’elle a un sacré modèle : Oum Kalsoum (1898 ou 1904-1975) qui a déjà interprété ce Je t’aime de deux amours.

On retrouve la même intensité, une voix dense et puissante que déploie avec une maîtrise exceptionnelle Waed sur Biridâka yâ Khâliqî (par Ta seule volonté ô Créateur), autre ancienne interprétation de l’Astre de l’Orient. A l’exemple de la diva égyptienne, Waed se lance dans un muwachchah, une arabesque où enflent et s’étendent les syllabes à l’envi. Un art qui puise son inspiration jusqu’au fond de l’âme.

Par David Marif | akhaba.com

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