Trio Kazanchis - Amaratch Musica (2012)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-13/triokazanchis_amaratchmusica_front.jpg Amaratch Musica par Trio Kazanchis 3341348602172

Un chanteur joueur de lyre éthiopien, un saxophoniste punk hollandais et un batteur français d’éthio-jazz réalisent cet album au groove à la fois reconnu et surprenant.

"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

Amaratch Musica

Date de parution: 
2012
Réf
types de supports: 
CD
3341348602172
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Amaratch Musica est né d'une rencontre à Addis-Abeba entre Mèssèlè Asmamaw, chanteur joueur de krar, Jeroen Visser, saxophoniste punk hollandais années 1980, et Fabien Duscombs, batteur du groupe Tigre des platanes. Le Hendrix abyssin du krar, cette étrange lyre, le disciple batave de James Chance et le métronome toulousain du tempo urbain éthiopien tombent sur l'évidence : il leur faut créer quelque chose de différent.

C’est un album à l’éthio-jazz musclé, entre groove funky et énergie rock, mais où l'âme poétique de l'Ethiopie n'est jamais très loin. Le premier morceau Nanu Nanu nèy, porté par un krar branché sur le secteur, une voix chaleureuse, une cadence du couple orgue-batterie, installe tout de suite l'ambiance, tonique et entraînante.

Mais que dire de Hay loga, ovni éthio-punk où le saxo baryton sème le vertige avec ses lignes dissonantes, répondant aux riffs nerveux du krar. Alors que la voix de Mèssèlè se coule naturellement dans ce bouillonnement sonique. Bluffant.

Bertukané nous laisse respirer grâce à une jolie complainte où l'on entend toute la finesse du souffle de Visser et des déclamations d’Asmamaw. Mais le joueur de krar applique de tout de suite sa dextérité hendrixienne dans l’un des moments forts du disque, Ayné hulgizé yèsasaleshal où ses solos n'ont rien à envier au défunt guitariste de Seattle, servis par une rythmique imparable.

Endè Eyèrusalém reste une bizarrerie par rapport au reste de l’album, un éloignement free jazz qui déroute un peu. Mais aussitôt, Rumba Amhara remet le train sur les rails avec cadence chaloupée. Et la magie ressurgit. Là encore tout est possible quand le jeu électrique et puissant de Mèssèlè fait mouche, aiguillonné par l'orgue et la batterie qui se régalent.

Qeddus mèkina commence et se poursuit un peu plus dans la veine éthio-jazz classique jusqu'au final où cuivre, cordes et peaux rappellent qu'on écoute Kazanchis dans une fusion tourbillonnante et prenante. Une façon confirmée par l'ultime Etetu bèrèdègn, balade murmurée d’Asmamaw, emmenée par des boucles de krar soniques dans cet album varié et surprenant à chaque écoute.

Par Jean-François Fontayne | akhaba.com

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