Sudha Ragunathan - Shakti Chant sacré de l'Inde du Sud (2004)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/ragunathan_chantsacre_front.jpg Shakti Chant sacré de l'Inde du Sud par Sudha Ragunathan 794881771622

Une célébrité de l’art carnatique qui s’adresse enfin au public occidental avec ce premier album produit à l’étranger, des chants puissants, des improvisations inouïes.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album

Shakti Chant sacré de l'Inde du Sud

label: 
Date de parution: 
2004
Réf
types de supports: 
CD
794881771622
0

Chanteuse réputée de la dévotion carnatique, Sudha Ragunathan s’adresse enfin au public occidental avec ce premier album (2004) de sa carrière produit à l’étranger, une dizaine de chants puissants de cette musique savante spécifique à l’Inde du Sud. Sudha y loue Krishna, la déesse Deva ou Muruga, deuxième fils de Shiva, qui « rayonne et charme le monde de son sourire », avec un art consommé de la subtilité, du vibrato de sa voix profonde, pure.

Le poème philosophique de Talapakka Annamacharya (XVe siècle) Brahmane Okate est interprété dans un registre vocal minutieux où la douceur se transforme vite en puissance, un dynamisme soutenu, encore plus nuancé et accompagné par la frappe discrète du maître du mridangam, Skanda Subramanian Sundarajan. C’est le shatki, l’énergie vitale à toute création dans la philosophie hindoue. Sudha atteint plusieurs fois cette sorte d’inspiration sans âge, ce duende qu’elle insuffle dans la chanson danse Neerdha Sama Nela Krishna où les variations de ton font passer un feeling frissonnant.

Un chant intensifié par deux autres virtuoses, Embar Kannan au violon et à la direction musicale, et Raman Ramakrishnan à l’étonnante guimbarde. Le bonheur de vanter la beauté de Krishna dans Gandhamu Puyyaruga, composition du fameux Thyagaraja (1767-1847) donne des ailes à ce chant de joie. Mais jusqu’ici Sudha Ragunathan semblait retenue, comme si elle voulait convaincre en douceur le public étranger à sa culture qui explose de mille feux à la fin du disque. Une composition en sanskrit (Sudha chante aussi en tamoul) de Sri Muthuswami Dikshitar (1776-1835), Visalakshim Vishveshim où le mystère est absolu.

Sudha explore toutes les échelles modales du râga, improvise jusqu’aux limites des règles du chant classique indien. Elle murmure la note, l’étire, la rugit, la fait mourir puis la réanime pour lui donner à nouveau un souffle ensorcelant. C’est une prière fiévreuse, un appel et répons exceptionnel entre le mridangam et la guimbarde, l’instrument qui parle comme une voix humaine. Une demi-heure de transe d’où l’on sort épuisé et béat, comme béatitude.

Par David Marif | akhaba.com

Recommandé si vous aimez
extract1: 
Mots Cles
portrait: 
Instruments: 
Région: 
Thème: 
Partager | translate
commentaires