Slimane Azem Double Best (2011)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/09-11/doublebestslimaneazem_front.jpg Slimane Azem Double Best (2011) par Slimane Azem 3700409808821

Une vingtaine de chansons qui montrent le talent varié de la légende du chant kabyle et de l’immigration algérienne en France, du blues berbère à la satire en français.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

Slimane Azem Double Best (2011)

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Date de parution: 
2011
Réf
types de supports: 
2xCD
3700409808821
0

Amoureux des fables de La Fontaine, le fabuliste kabyle Slimane Azem (1918-1983) mettait souvent en scène des personnages d’animaux dans ses chansons métaphores de la vie, surtout de sa dureté. Enfant d’un village de Grande-Kabylie, Slimane travaille la terre dès ses onze avant de venir trimer dès 1937 en France où il devient la voix de l’immigration kabyle. L’exil est donc un de ses thèmes favoris, la nostalgie du bled admirablement chantée dans Algérie mon beau pays (en français). Le bluesman berbère sait aussi mettre en dérision l’archaïsme des traditions quand il improvise un dialogue ente un fils et sa mère sur les temps (et les mœurs) qui changent, Akhinigh égrené par une guitare plaisante. Azem ouvre cette compilation d’une vingtaine de chansons sortie en septembre 2011 par une ode à la femme kabyle, épouse et mère qui doit guider son foyer, sur une composition de ney, banjo, accordéon, derbouka.

Une musique qui commence dans le genre chaâbi et puis s’envole vers les rythmes traditionnels des cimes du Djurdjura. Slimane chante sa guitare telle une vraie campagne dans Ahatha guitarthique, banjo, accordéon, quelques mesures de chaâbi qui tournent en mélodie orientale. Dans le second volet de la compilation, Azem étale sa maîtrise d’un genre plus savant, l’art arabo-andalou dans sa version algéroise, la çanaâ, à l’exemple du délié Adhehkough mazal, du méditatif Ayene jervegh. Mais les paraboles de ce Brassens d’Algérie restent souvent des paraboles critiques, parfois satiriques (Dîtes-moi mes amis, chanté en français) et ce spleen poignant que reprendront nombre de stars de la nouvelle chanson kabyle comme Lounis Aït-Menguellet, Lounès Maâtoub, ou du style arabo-andalou telle Nassima. Interdit d’antenne en Algérie indépendante, Slimane Azem est mort profondément blessé dans sa ferme de Moissac, non loin de Toulouse. L'Algérie officielle le réhabilite huit ans après sa disparition.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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