The Rosenberg Trio - Djangologists (2010)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/07-13/djangologists_front.jpg Djangologists par The Rosenberg Trio 063757955825

Le trio puriste hollandais invite Biréli Lagrène et son génie du swing manouche, dans un hommage étincelant à Django Reinhardt.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Djangologists

label: 
Date de parution: 
2010
Réf
types de supports: 
CD + DVD
063757955825
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C'était avant l'ennui. Décennies bénies, traversées comme un éclair par le jeu Gipsy lumineux de Django Reinhardt (1910-1953). Cette insouciance n'obligeait pas à la désinvolture, ou alors on l'a oublié. La guitare jazz bifurqua par la suite, mais le style Django est préservé depuis, tel un feu sacré, dans le sérail de ses apôtres gitans.

Parmi ces « Djangologistes » fervents, la formation néerlandaise Rosenberg Trio s'est imposée comme un combo puriste prestigieux. Frottements roulés de guitare Selmer, rebonds de contrebasse : le trio a si bien retrouvé le feu alchimique du Maître, qu'il peut désormais interpréter nombre de classiques avec la même palette, sans même qu’on dénote l’absence de Grappelli.

Le DVD additionnel immortalise cette session studio avec le guitariste français Biréli Lagrène, soliste inventif entre style reinhardtien et jazz US.

En aficionado averti, le Trio Rosenberg donne autant dans les swings enlevés que dans les romances inspirées du Maître. Morceaux lents par exemple, Nuages en tête, où la guitare rythmique, assagie, fait le lit de solos sereins, plus expressifs. Légèreté. Sommets de félicité fugace. Rayons de soleils intenses que le musicien se plait néanmoins à écourter.

Leur simplicité trompeuse (Dream of You, Clair de lune, Choti) résonne ici de la même évidence esthétique que le Maître. Stochelo Rosenberg reproduit à la perfection les roucoulements galopants, les brèves harmoniques pincées et autres spasmes dissonants (What Kind of Friend). Et enfin l'inventivité djangologique tant recherchée. Sa technique culmine sur Tears, le seul morceau véritablement mélancolique.

La fée électricité s’est sans doute penchée sur For Sentimental Reasons et I’ll never Smile again, romances aux contrastes inouïs. Hôte de marque, Biréli Lagrène force l'invitation par une poignée salutaire de duos à la guitare électrifiée (Webster, Double jeu, Pêche à la mouche), instrument emblématique de la période tardive. Il enlace avec brio ses solos avec ceux de Stochelo Rosenberg, dialogue complice où le jargon djangologique s’affranchit des frontières.

Innovant par excellence, l’inattendu Gipsy Groovin’ ose à la fois un rythme funk et un duo virtuose basse/guitare. Le morceau se démarque clairement par cette originalité. Passé ce degré extrême de mimétisme, la Djangologie pourrait y entrevoir une piste de renouvellement. Le temps n’est-il pas venu de dépasser le Maître ?

Par Pierre D’Hérouville | akhaba.com

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