Prabhu Edouard - Kôlam (2016)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/11-16/prabhuedouard_kolam_front.jpg Kôlam par Prabhu Edouard 3770001716817

Le Franco-Indien sollicité par tant d’artistes aux genres multiples publie enfin son premier album, une petite merveille de musiques indiennes et universelles.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 0
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Kôlam

label: 
Date de parution: 
2016
Réf
types de supports: 
Digipack
3770001716817
0

Percussionniste originaire de Pondichéry, ancien comptoir français d’Inde du Sud-Est, Prabhu Edouard appartient à cette caste de musiciens préférés de chanteurs et musiciens renommés qui l’ont sollicité d’innombrable fois sur scène, fait participer à nombre de leurs albums, comme Jordi Savall, Enzo Enzo, Souad Massi, Joachim Kühn, Vincent Segal, Magic Malik, Mahwash, Saïd Chraïbi, Kudsi Erguner, Djamchid Chemirani, ou moins connus telle sa compagne la gracieuse chanteuse malgache Seheno (prononcer Séhène).

Disciple du célèbre maestro des tablas Shankar Ghosh (1935-2016), Prabhu a accompagné de grands noms de la musique indienne dont le virtuose de la flûte bansuri le plus connu en Occident Hariprasad Chaurasia, ou la fabuleuse chanteuse classique Lakshmi Shankar (1926-2013).

Ces nombreuses collaborations n’avaient guère laissé à Prabhu l’opportunité, le temps, l’inspiration pour réaliser son propre disque. Voilà, c’est fait, à 47 ans en novembre 2016. Et c’est une petite merveille, fruit d’un parcours au long cours, de rencontres fabuleuses, enregistrée à Paris, Leeds en Angleterre, Bombay et Calcutta en Inde, avec au mixage et à la programmation une griffe du jazz de France, le guitariste vietnamien Nguyên Lê.

Ce premier album rassemble une dizaine de morceaux de musique indienne, certes, mais pas fondamentalement, car Prabhu est un voyageur musical, un musicien de l’universalité quand il fait jouer à ses côtés le Réunionnais chanteur de maloya Johann Berby à la basse, au bansuri un virtuose de musique celtique, Sylvain Barou.

Cela s’entend dès le premier morceau Prem Gîta, premier amour en hindi. Un instrumental de flûte, rythmé par les tablas, les frappes sur les cordes du santour (Sandip Chatterjee) d’origine iranienne où le râga, le cadre mélodique de la musique classique indienne, se mue en jazz sans âge, alternant méditation et frénésie.

Une ardeur déployée dès le second titre Apsara, apparition d’une danseuse céleste, avec le chant exalté carnatique (Inde du Sud) du Tamoul du Sri Lanka Manickam Yogeswaran, avant de faire place à Sultana, un hommage émouvant au maître de la vièle sarangi Ustad Sultan Khan (1940-2011).

Prabhu Edouard n’oublie pas la musique qui fait vibrer le peuple indien, celle des comédies bollywoodiennes en invitant sur un rythme de danse kathak d’Inde du Nord la chanteuse au timbre cristallin Runa Rizvi sur Rangoli, ode au printemps de la divinité Krishna et de son amie d’enfance Radha.

Son voyage l’emmène jusqu’au Maghreb avec Aïlassa, ces secrets du guérisseur où le chant des pêcheurs du Sud de l’Inde se mêle harmonieusement aux rythmes thérapeutiques des gnawa, la musique mystique noire d’Afrique du Nord.

L’album de Prabhu Edouard s’appelle Kôlam, terme désignant au sud de l'Inde des motifs géométrique éphémères, dessinés à l'entrée des maisons, pour accueillir les hommes et les dieux.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

Albums proches
Recommandé si vous aimez
extract1: 
Mots Cles
Région: 
Partager | translate
commentaires