Paloma Pradal, Vicente Pradal et Rafael Pradal - Herencia (2009)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/05-11/pradal_herencia_front.jpg Herencia par Vicente Pradal 794881957729

Vicente Pradal et ses enfants Paloma et Rafael chantent un flamenco particulier, parce qu’il s’apparente au jazz, au tango, à la musique contemporaine.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 19
Type de produit: 
Album

Herencia

label: 
Date de parution: 
2009
Réf
types de supports: 
CD + DVD
794881957729
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La couverture du disque est un tableau (1977) de Carlos Pradal (1932-1988), rejeton du député socialiste républicain andalou Gabriel fuyant avec sa famille le franquisme à Toulouse où sont nés son fils Vicente et ses petits-enfants Rafael et Paloma. Vicente et ses deux enfants chantent essentiellement le flamenco. Un cante jondo, un chant profond particulier, parce qu’il s’apparente au jazz, au tango, à la musique contemporaine.

Ici point de guitare inhérente au genre, mais le violoncelle d’Emmanuel Joussemet et au piano Rafael dont le père et la sœur chantent en novembre 2009 ces quinze morceaux enregistrés en public au Triton, salle exigeante des Lilas, en Seine-Saint-Denis, et captés en DVD avec un documentaire d’une vingtaine de minutes. C’est sobre, essentiel et poignant comme la voix de Paloma qui soulève l’enthousiasme quand elle interprète Ola de estrellas (vagues d’étoiles), une alegria optimiste pour piano.

Mais la gravité vient vite avec la voix profonde de Vicente, soutenu au piano, qui chante El Suicida (le suicidé), un texte sombre du monument de la littérature argentine Jorge Luis Borges (1899-1986) : « Je regarde l’ultime crépuscule/J’entends l’ultime oiseau/Je lègue le néant à personne ». Dans le traditionnel Martinete, Paloma rejoint avec son chant mûr les grandes cantaoras du flamenco malgré son jeune âge.

Le père vigoureux et sa fille fragile communient souvent en des duos frissonnants comme Las Desiertas abarcas (les galoches désertes) de Miguel Hernández (1910-1942), mort de mauvais traitements et de privations au bagne d’Alicante. Les Pradal chantent ici six textes du premier intellectuel victime du franquisme naissant, Federico García Lorca (1899-1936), le poète qui a relevé le flamenco, musique populaire gitane, en art universel.

Par David Marif | akhaba.com

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