Orquesta Aragón - En route (2001)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/05-11/orquesta_aragon-en_route_front.jpg En route par Orquesta Aragón 3567253625826

Un répertoire qui fait le grand écart entre cha cha chá, danzón, boléro, rap, et revient même sur la période méconnue rock et yéyé du groupe patrimonial cubain.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

En route

label: 
Date de parution: 
2001
Réf
types de supports: 
CD
3567253625826
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Radio Progreso à La Havane, c’est un peu la maison familiale de l’Aragón et ses enfants. Plus de cinquante ans de relations étroites, hebdomadaires, voire quotidiennes à certaines époques ! Autant dire que le choix des studios de la rue Infanta pour l’enregistrement de ce dernier volet de la trilogie « lusafricaine » de la formation septuagénaire, une vingtaine de morceaux sortis en 2001, est à la fois naturel et judicieux.

Tout comme le répertoire qui, certes, fait le grand écart entre danzón (trois titres) et rap cha (Cha Cuba, avec la participation du groupe Ogguere). Cette propension du cha cha chá à assumer toutes les fusions n’est toutefois pas nouvelle puisque déjà en 1957, la formation de Rafael Lay enregistrait Guasabeando el rock and roll, un rockin’cha de Senén Suárez qui ne fut repris en 33 tours que sur une compilation tardive. Au sortir de sa mini période yéyé, représentée ici par Di que no me quieres ya, l’Aragón se lançait dans le genre cha onda, une création inspirée au violoncelliste Alejandro Tomás Valdés par les rythmes entendus en Guinée Conakry.

Sur la base rythmique des tumbas, qui supplantait le baqueteo des timbales, venait se greffer le tumbao établi par la guitare basse —encore à ses débuts dans la charanga— et le piano, plus classique. Les cordes sonnaient avec une profondeur et une vigueur décuplées, les voix se faisaient plus agressives et Richard Egües y allait gaiement de ses modulations nouveau style, utilisant dorénavant la flûte à système Boehm.

Des titres tels que Oye baila mi onda, Que onda con cha onda ou Aprendiendo a bailar cha onda avaient alors secoué le cocotier à Cuba comme à l’extérieur (nos regards se tournent vers Boncana Maïga, Julio Gutiérrez et la Orquesta Broadway). A bailar mi cha onda, une composition du violoniste Lázaro González (fils de Dagoberto) rappelle cette prolifique période et nous entraîne dans la danse.

Ainsi, dès les premières pistes le ton est donné : nous sommes en route pour soixante-huit minutes étourdissantes tout juste tempérées par les parties de violon des danzones et le boléro de service, Con sólo una sonrisa. Avec autant d’atouts dans son jeu, on comprend pourquoi l’album a été nominé pour le Grammy catégorie Meilleur album latin tropical traditionnel lors de sa sortie.

Par Didier Ferrand | akhaba.com

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