Orquesta Aragón - The 70th anniversary album (2009)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/06-11/orquestaaragon_70thanniversary_front.jpg The 70th anniversary album par Orquesta Aragón 3567255624025

Quatre CD de classicisme : cha cha chá, danzón, boléro, le plus beau et copieux hommage discographique pour célébrer les soixante-dix ans de l’inusable groupe cubain.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 21.99
Type de produit: 
Album

The 70th anniversary album

ancien prix: 
30€
label: 
Date de parution: 
2009
Réf
types de supports: 
Longbox 4xCD
3567255624025
0

Cette chronique est dédiée à Efraín Loyola (1916-2011), le flûtiste fondateur de l’Aragón décédé le 1er avril 2011. Sortie en 2009, cette compilation bien fournie, plus de soixante-dix morceaux, en donne finalement plus qu’elle ne promet puisque les EGREM years remontent non seulement à la période Discuba (filiale de RCA à Cuba entre 1959 et 1961 environ), mais aussi à la fin de la période RCA proprement dite.

De cette première étape, on retiendra Parampanpan, Con tranquilidad, Te doy calabaza, Señor Juez et surtout le savoureux Calculadora. Si les premiers titres ne perdurent guère que dans le souvenir des spécialistes —excellente raison pour les avoir inclus dans cette sélection—, le dernier cité a tout du succès intemporel ; le Vénézuélien Oscar D’León en ayant d’ailleurs fait un tube salsero dans les années 1980. Une réussite due à la verve du récemment disparu Rosendo Rosell, homme de radio, entrepreneur (labels Rosell Records et Velvet) et auteur-compositeur à ses moments perdus.

Un cha cha chá de la sous-catégorie satirique qui décrit les travers d’une donzelle plus intéressée par la musique du tiroir-caisse que par les beautés de l’amour avec un grand A ou, si l’on se réfère directement au titre, qui a une calculette à la place du cœur. Avis aux amateurs, entre flûte, violons, piano, contrebasse, timbales, guiro, soit la charanga, le classicisme l’emporte dans les trois premiers volumes de ce coffret avec une douzaine de danzones (Fefita, Angoa, mais pas Almendra), force cha cha chás et la dose requise de boléros.

Pour relever la sauce, on y a ajouté quelques-uns de ces rythmes surgis dans les années soixante et soixante-dix comme le mozanchá, le simalé et le cha onda. Ce dernier était l’enfant chéri du violoncelliste Alejandro Tomás Valdés, dont l’arrivée en 1965 fut le seul changement de personnel notable jusqu’au décès de Rafael Lay en 1982. Le quatrième CD, les années Lusafrica (entamées dès 1998), revisite à peu près tout ce qui précède, avec une deuxième version du danzón La reina Isabel. La timba –forme actuelle de la musique populaire cubaine– y est représentée par le dynamique Mala fama de Rafael Lay junior.

La cerise sur le gâteau est cette version jusqu’ici non commercialisée de A gozar la vida, une descarga de neuf minutes dans laquelle interviennent presque tous les membres de la formation. « Jouir de la vie », c’est bien ce qu’il nous reste à faire !

Par Didier Ferrand | akhaba.com

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