Origins of Guitar Music in Southern Congo & Northern Zambia - 1950 ’51 ’52 ’57 ’58 (2000)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/01-12/originsguitarmusic_front.jpg Origins of Guitar Music in Southern Congo & Northern Zambia - 1950 ’51 ’52 ’57 ’58 par 9789077068213

Des pépites collectées dans les années 1950 auprès des chanteurs-guitaristes des mines du Nord de la Zambie et du sud de la République Démocratique du Congo.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 13.5
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Origins of Guitar Music in Southern Congo & Northern Zambia - 1950 ’51 ’52 ’57 ’58

label: 
Date de parution: 
2000
Réf
types de supports: 
CD
9789077068213
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Le label Sharp Wood Productions Records continue sa passionnante entreprise avec une nouvelle sélection d'enregistrements de l’ethnomusicologue Hugh Tracey (1903-1977). Une vingtaine de pépites extraites de différentes sessions de collectage menées dans les années 1950 auprès des chanteurs-guitaristes des mines de cobalt et de cuivre de la région de Copperbelt, au nord de la Zambie, et du Katanga, au sud de l'actuelle République Démocratique du Congo. A cette époque, dans une Afrique qui s'urbanise largement la radio propage à toute vitesse la musique made in America. Les musiciens locaux l’adorent, l’adoptent, l’adaptent. Symbole de cette culture moderne et métisse, la guitare arrive entre les mains des joueurs noirs qui vont tenter avec elle toutes sortes d'expériences jubilatoires.

Dans Chilumendo chakumona ku menso chilocha, le rythme du calypso caribéen n'est pas loin, souple et ondulant ; le tcha-ba-da jazzy ressort nettement dans Amatsotsi mama amanonge chalo. Les harmonies vocales, proches de celles du gospel dans Elube, sont plus traditionnelles dans les deux pièces de l'ensemble The Four Pals. On note également l'influence majeure du jeu de guitare de la légende du Zimbabwé, George Sibanda, largement diffusé sur les ondes de la fin des années quarante au début de la décennie 1950 jusque dans cette région de l'Afrique. Ainsi les producteurs ont eu la bonne idée d'inscrire à la playlist ses chansons Gwabi, Gwabi et Dali Ngiyakuthanda Bati Ha-ha-ha. Et bien sûr un titre du pionnier de la guitare congolaise : Jean Bosco Mwenda, rendu célèbre à l’international grâce à Hugh Tracey.

Côté paroles, on chante en luba, aushi, lunda ou swahili principalement des chroniques sociales inspirées des problématiques survenues à la suite des récentes mutations : « Quand vous êtes chômeur, même le porridge vous rit au nez/Pendant que votre ami part travailler, vous visitez sa femme, mangez son repas et buvez sa bière/Quand il revient du travail, il n'a rien à faire d'autre qu'à appeler la police/La loi et l'ordre sont vraiment ce que l'homme blanc nous a apporté de mieux », chante Stephen Tsotsi Kasumali dans Wami ematambo waifwe bantu. Toujours accompagné de sa guitare et d'une bouteille en guise de clave, il déclame plus loin un texte virulent sur le thème de la prostitution et de l'absence de contraception : La Mère de Katewe. Vous l'aurez compris, ce qui est fascinant sur ce disque, c'est que chaque nouvelle piste est une promesse d'inattendu. Dans ce laboratoire musical africain, aucune des dix-huit formations présentées n'a exactement le même son, le même feeling !

Par Mathieu Rosati | akhaba.com

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