Offshore - Shorewards (2017)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-17/offshore_shorewards_front2.png Shorewards par Offshore 3359340161511

Ce quatuor virtuose improvise un jazz breton chamarré de couleurs afro-maghrébines, un bal épanoui où guitare, batterie, flûte et basse tanguent dans un échange exalté.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 0
Type de produit: 
Album

Shorewards

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Date de parution: 
2017
Réf
types de supports: 
Digipack
3359340161511
0

C’est du jazz. Pas au sens littéralement musical. Il s’agit d’une attitude, d’une philosophie et surtout d’une bonté d’âme. Cela confine à la spiritualité, à ne pas confondre avec la croyance qui, elle, relève de la superstition et de la peur. Il y a ici du jazz, bien sûr, mais d’abord d’une musique d’improvisation et de justesse. Un concert de haute volée où le guitariste Jacques Pellen, le batteur Karim Ziad, le bassiste Etienne Barou et le flûtiste Sylvain Barou dialoguent en toute liberté. Un échange nourri par des lustres d’expériences individuelles, de fusion avec d’autres musiques, une ouverture qui unit les quatre compères, tous attisés depuis si longtemps par ce désir obsessionnel d’aller voir, écouter, ailleurs.

La chose est entendue dès le premier titre de l’album, le plus copieux, Soul Man, une revisite de la tradition bretonne dominée par le bansuri indien du souffleur breton issu de la région grenobloise Sylvain Barou. Musique cadencée par la batterie omniprésente de l’Algérois Karim Ziad, émaillé par les motifs subtils de la guitare du Brestois Jacques Pellen. Un autre Breton, Etienne Callac, assure l’assise du morceau avec sa basse dans cet air celte qui oscille entre fluidité et rupture, comme dans le jazz contemporain

Straws démarre par des mesures négro-maghrébines, le tempo mystique gnawa des grandes castagnettes métalliques, les crotales ou qarqabous, qui, ici, se marient avec la flûte, une noce évoquant le kan ha diskan, danse et chant à appel et répons. Sous cette matrice du fest-noz, le bal traditionnel nocturne breton, Pellen tisse de doux arpèges de guitare avec un doigté jazzy rappelant celui habité du gitan Django Reinhardt (1910-1953).

Morceau franchement breton au début, Diaes an Hañv est fait d’effets électroniques, de noircissement de guitare intense, batterie lancinante, qui en font un rock d’ailleurs. Fisel (du breton dañs fisel) est, lui, une gavotte ramassée, menée par une flûte qui joue un kan ha diskan véhément. Alors que l’air de Taïs semble une ballade aérienne d’abord, propice à la méditation, une douce transe nord-africaine qui se métamorphose en jazz sans frontière avant de céder la place à A neuf dans un même mouvement.

Name:Guinéa créé une ambiance vaguement psychédélique où une guitare rock et des effets électroniques prennent une bonne part et nous mène vers une douceur contemplative. Alors que Pajenn wenn, d’où survient une douce vocalise, est plutôt un instrumental inspiré par la gwerz, le blues breton qui finalement imprègne tout le disque malgré ses harmonies allègres.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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