Noise & Chill Out - Ethiopian Groove Worldwide (2012)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/02-12/noiseandchillout_front.jpg Noise & Chill Out - Ethiopian Groove Worldwide par 3341348602158

C'est la preuve que la musique éthiopienne a conquis le monde avec ici des groupes qui mêlent leurs funk, jazz, soul, musique classique, à l’âge d’or de l’ethiojazz.

"Médias > Musique"
EUR 14
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Noise & Chill Out - Ethiopian Groove Worldwide

Date de parution: 
2012
Réf
types de supports: 
2xCD
3341348602158
0

Ces deux disques font la preuve par neuf que la musique éthiopienne a conquis les cinq continents. CQFD ici avec des groupes issus du Nouveau Monde jusqu’au pays du Soleil Levant, celui des kangourous, en passant par le Vieux Continent, notamment la Fille aînée de l’Eglise d’où s’est propagée la conversion abyssine du globe avec la collection Ethiopiques lancée en 1997 de Paris par le label Buda Musique. Entre reprises du répertoire, extraits d’albums revisitant le tempo éthiopien et plusieurs compositions inédites, ces deux galettes copieuses sont concoctées pour tous les goûts, ou presque, funk, noisy, pop, jazz, soul, dub, electro, musique classique, voire ambient, des saveurs mêlées avec les recettes relevées de l’âge d’or de la musique urbaine éthiopienne, soit celle des 60’s et mid-70’s, appelée désormais ethiojazz. Ce n’est pas un hasard si beaucoup de jazzeux en sont séduits, à l’exemple des Américains de Rattlemouth et leur Chik Chikka, ici aux sax, guitare, basse et aux élancements vaguement free.

Histoire peut-être de respecter son titre, cette compilation est répartie en un premier CD davantage nerveux, tonnant, alors que le second disque privilégie les ballades, « bruit » (noise) pour l’un et relaxation (chill out) pour l’autre. Le tout commence par Guragina, belle collaboration entre Sintayehu “Mimi” Zenebe et les Britanniques de Dub Colossus qui, malgré leur nom, jouent plutôt un funk délicatement épicé pour soutenir la voix claire de la chanteuse éthiopienne, entre sax, guitare, orgue, piano, congas, basse et claquements des mains. Un groove bien balancé auquel répond plus loin celui des Américains de Tezeta Band avec le morceau Aynotché tèrabu, aux allures de fanfare dansante. Un esprit de brass band que souffle déjà le sax ténor Gétatchèw Mèkurya, figure légendaire de l’ethiojazz, aux côtés de ses potes bataves de The Ex sur Ethiopia agèré, une des meilleures marches du premier album.

Le second enregistrement débute par une invitation à la détente du clarinettiste français Xavier Charles avec Muziqawi silt, une sieste pratiquement méditative, un chouïa longuette mais néanmoins appréciable. Le jeu vocal entre le grave Asrat Ayalew et la fine Selamnesh Zemene, nouvelle révélation d’Addis-Abeba et complice des Bretons de Badume’s Band, est ici servi par un autre groupe français eth (ça s’écrit comme ça) sur l’inédit Heywèt endièt nèw. Le fameux Kronos Quartet, lui aussi a été converti quand il joue un autre titre inédit, Aha Gèdawo, caressé par les violons, violoncelle soyeux du quatuor américain jouant presque une musique de chambre. Un tempo qui conviendrait bien à la douceur de la belle Tsedenia Gebremarkos qui, avec peu, une guitare, un synthé et sa voix, livre Hemènén bèeqefu, une chanson simplement voluptueuse.

Par Hadi Omar | akhaba.com

Albums proches
Recommandé si vous aimez