Nassima - Des Racines et des Chants (2009)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/nassima_racines_front.jpg Des Racines et des Chants par Nassima 3700409803659

Belle voix de la musique arabo-andalouse, l’Algérienne Nassima chante aussi le chaâbi avec des reprises splendides du patrimoine et quelques chansons originales.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 11
Type de produit: 
Album

Des Racines et des Chants

label: 
Date de parution: 
2009
Réf
types de supports: 
Digipack
3700409803659
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Originaire de Blida, Nassima est d’abord une belle voix de la musique arabo-andalouse d’Algérie. Dans cet album de 2009, elle investit surtout le chaâbi, dérivé populaire de l’art hérité de l’Andalousie musulmane, né à Alger au début des années 1940. Joueuse de oud, Nassima commence sur des accords de guitare flamenco par une reprise douce et élégante de Ya noudjoum ellil (ô astres de la nuit) de Cheikh El Hasnaoui (1910-2002), maître de la chanson de l’immigration algérienne en France.

Plus fougueux et musicalement berbère, le titre Ayafroukh ifirelles (ô hirondelle vole) chanté en kabyle avec Idir sur mandole, derbouka, guitare, reprend le mal du pays d’une autre célébrité de l’expatriation algérienne, le fabuliste Slimane Azem (1918-1983). Les onze chansons ici, essentiellement en arabe, sont fortement imprégnées par la nostalgie.

Le timbre vigoureux et puissant de Nassima fait d’ailleurs penser à de grandes cantatrices d’une autre saudade, le fado. Guembri grave, banjo aigrelet, Hdjarte bledi (j’ai quitté mon pays) dit d’une voix de miel le déchirement de l’exil : Nassima est venue en France dans les années 1990, fuyant la guerre islamiste en Algérie.

L’amour chagrin est là quand la chanteuse compose et écrit une mélodie précieuse, Tiri tar (mon rossignol s’en est allé) et interprète magistralement deux chants patrimoniaux du chaâbi, Megouani sahrane (je reste éveillé)  et Rah el ghali (ma chère est partie) du poète compositeur Mahboub Bati (1919-2002) sur un air dépouillé de derbouka, banjo, mandole. Les musiques laissent une belle part aussi aux qanun, basse, bongos, ney.

Quand le violon ouvre Ya hamam (ô colombe), une douleur du muphti d’Alger, Mustapha ben El-Kebabti (1769-1860) exilé en Egypte par le colonialisme français, Nassima retrouve la musique qui l’a fait connaître, le raffinement arabo-andalou qu’elle célèbre aussi avec un autre chant gracieux Ma andi zella (je n’ai rien à me reprocher) : « Je n’ai rien à me reprocher/Tout n’a qu’un temps la gloire comme la déchéance ».

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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