Moneim Adwan - Il était une fois en Palestine (2005)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/adwan_palestine_front.jpg Il était une fois en Palestine par Moneim Adwan 794881806621

Ce surdoué de Gaza chante l’amour, la nature, la spiritualité d’une voix ample et rare en Palestine pour provoquer le tarab, l'extase chère aux mélomanes arabes.

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"Médias > Musique"
EUR 15
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Album

Il était une fois en Palestine

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CD
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Son arme, c’est le oud, sa patrie la musique. Inspiré par les anciennes gloires du Moyen-Orient, le Palestinien Moneim Adwan ouvre ce disque de 2005 par Law ani moughani (si j’étais chanteur) : « Si j’étais chanteur/Doublé d’un poète/J’aurais fait habiter/Des gens dans mes rimes/Et je rêve d’une patrie/Rassemblant à un patrie/Qui réveille le temps ». C’est une voix grave, ample, et rare, car Moneim vient d’une terre martyrisée connue musicalement pour ses chants patriotiques essentiellement.

La plupart des chanteurs palestiniens vivent en exil, ceux qui sont resté au pays sont parfois menacés d’avoir les mains ou la langue coupées par les fous d’Allah qu’ils soient du Hamas ou d’ailleurs. Moneim Adwan vit à Gaza où il est né, à Rafah, la fameuse ville des tunnels pour s’approvisionner en Egypte. Fils d’une famille religieuse, il a appris la cantillation coranique avant d’aller se perfectionner dès ses dix-sept ans dans le chant en Libye où un professeur égyptien l’initie aux subtilités des maqams, les modes arabes savants, et aux finesses des taqsims au oud, ces improvisation de virtuose qui saisissent d’émoi l’auditoire.

Dans Chatt el bahr (le bord de mer), ses volutes s’accélèrent, se rompent, reprennent plus de véhémence. C’est le tarab, l’extase chère aux mélomanes arabes. Là, Moneim est au plus près du maqam traditionnel comme celui de Saher al hawa (amour ensorcelant) où le qanun commence méditatif puis devient frétillant, alors que le mawel, ce prélude chanté, déclamé avec toute la conviction du monde, projette l’amateur dans le temps, jusqu’à l’âge d’or abbasside. Dans Douzeni (harmonie), la voix laisse violon et derbouka poursuivre leurs échanges doux et vifs. Le ney fait toute la tendresse de Qalb (cœur), de ses vers spirituels : « J’ai expérimenté la médecine arabe/Et j’ai frappé aux portes des voyants/J’ai cherché dans tous les livres/Sans parvenir à atteindre l’indicible ».

A Gaza, l’artiste travaille pour le gouvernement palestinien dans le domaine musical, compose pour des chanteurs, des comédiens qui souvent quittent peu à peu le pays. En France, il enregistre avec le Provençal Miqueu Montanaro ou la séfarade Françoise Atlan. Bien qu’ayant l’occasion de s’installer à l’étranger, il préfère vivre à Gaza « malgré tout ».

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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