Momo Wandel Soumah - Momo le doyen African B.O. (2006)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/02-13/momowandelsoumah_momoledoyen_front.jpg Momo le doyen African B.O. par Momo Wandel Soumah 3341348602219

Une dizaine de compositions du saxophoniste guinéen pour les musiques des films de son ami Laurent Chevallier, un groove emballant entre jazz et tradition mandingue.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 13
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Momo le doyen African B.O.

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Date de parution: 
2006
Réf
types de supports: 
CD
3341348602219
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Le saxophoniste Momo Wandel Soumah (1926-2003) est devenu une légende du jazz guinéen, de la musique africaine moderne, tout court. Ce disque est la bande originale du documentaire portrait Momo le doyen (sorti en 2006) et regroupe quelques musiques composées par Wandel pour les films de Laurent Chevallier tels Circus Baobab, Voyage au pays des peaux blanches, Aoutara, L’Enfant noir.

C’est en fait Laurent Chevallier qui a sorti Momo Wandel d’un moment difficile quand il l’embarque dans l’aventure Circus Baobab, premier cirque aérien d’Afrique noire qui permet au saxophoniste de Conakry de se faire connaître sur les scènes du monde.

Durant dix années, la complicité entre les deux hommes ne connaîtra jamais de faille. Ainsi, Elmo Mory Léo est une chanson fêtant le baptême du cinéaste et où la belle voix de Fanta Camara fait merveille tout comme son interprétation d’Itinérance.

Soutenu par d’anciens complices au balafon, à la kora, au djembé, à la flûte pastorale ou à la guitare, Momo, adepte du swing et de l’impro, est nettement marqué par Louis Armstrong, voix rocailleuse, yeux écarquillés et rire communicatif compris. Wandel un maître du groove, comme en témoigne Signoya, chanson antiraciste enregistrée en public en Guinée.

Ici, curieusement Wandel reste meilleur quand il chante ou plutôt harangue, crie, se contentant de phrasés ingénument jazzy au saxo et surtout laissant s’exprimer balafon, flûte pastorale, guitare (Le Blues du chef de village, Felenko métis).

Sa version d’Afro Blue, composition de Mongo Santa Maria rendue célèbre en 1963 par l’adaptation de John Coltrane, rend de façon évidente la proximité entre le jazz et ses racines africaines. D’ailleurs, Momo disait crânement aux Américains : « Le jazz est né chez vous. Mais moi, je l'ai ramené chez moi, en Afrique ; car c'est de là qu'a jailli sa source ». Pourtant, les musiques compilées ici sont essentiellement des ballades mandingues, des thèmes méditatifs inspirés par de grands maîtres de la tradition qui ont joué avec Momo.

Placé à la fin de l’album, Dernier souffle wandelien, enregistré en 2003 pour la B.O. de Voyage au pays des peaux blanches, est la dernière création du doyen, un solo où les notes isolées du saxo rapproche le musicien des étoiles.

Par Frantz-Minh Raimbourg | akhaba.com

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