Mokoomba - Rising Tide (2012)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/01-13/mokoomba_risingtide_front.jpg Rising Tide par Mokoomba 5410547052359

C’est la nouvelle sensation du Zimbabwe avec ce premier album international, fusion de tradition zimbabwéenne, funk, reggae, rumba africaine dans un vertige enivrant.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 13
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Rising Tide

label: 
Date de parution: 
2012
Réf
types de supports: 
Digipack
5410547052359
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Il s’agit d’une vraie marée montante, rising tide, en anglais. C’est la nouvelle sensation du Zimbabwe, un pays qui semblait disparaître de l’écran radar musical sous le coup de la folie autoritaire de Robert Mugabe, encore « un président à vie » qui a mis à genoux son peuple et son économie. Mais avec ce jeune sextette originaire de la région des impressionnantes chutes du Zambèze, l’espoir est de mise.

Chant tribal, musique urbaine enregistrés entre Bruxelles, Abidjan et Harare, la capitale zimbabwéenne, ce premier album international du groupe Tonga, une petite minorité ethnique du Zimbabwe, est une production soigneuse, léchée qui lui ouvre les ondes et les portes des scènes occidentales sur lesquelles Mokoomba déploie une énergie contagieuse, un vertige enivrant.

Le leader chanteur et percussionniste Mathias Muzaza, qui a sillonné l’Afrique australe, déclame d’une voix éraflée des sortes de harangues, de plaintes qui semblent sortir du fond des âges, à l’exemple du subtil Masangano. Un titre un peu lymphatique, aux airs de blues du Zambèze, tout comme la douceur de Yombe, attendri par l’unique apparition du violoncelle sur l’album.

Un disque habilement varié entre tendres ballades et compositions dynamiques tel le premier morceau Njoka, une composition percutante de guitare puissante, de percussions qui claquent, de lames cuivrées —le sax est présent sur la majeure partie du disque. La tradition originaire Tonga est transfigurée à coup de saxo funky, comme sur Mangongo ou Ndundule où s’invite la trompette.

Mais, issu du seul pays africain visité et chanté par Bob Marley, Mokoomba ne pouvait s’empêcher de jouer le tempo rasta. Nimukonda qui commence reggae roots, retourne au ska et évolue dancehall. Le groupe manie expertement les mélanges musicaux dans un même élan. Un groove remarquable où on sent dans ses compositions un fond venu d’Afrique de l’Ouest, mandingue, sous des riffs de guitare, de souffles saxo, de vibrations électroniques davantage anglo-saxons.

Mokoomba n’oublie pas la cadnce la plus panafricaine au sud du Sahara, la rumba fleurissant le long du fleuve Congo et ses héritiers soukouss et ndombolo, quand, par exemple, Mwile est marqué par un piano latin jazz, Misozi et Mvula menés par une guitare congolaise. Des rythmes tournoyants dignes des meilleurs pratiquants de Kinshasa en la matière.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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