Meiway - M20 (2009)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/06-11/meiway_m20_front.jpg M20 par Meiway 3567255624223

En musique africaine, l’Ivoirien Meiway est le seul qui puisse rivaliser avec les stars congolaises du soukouss avec son style zoblazo dont il fête les vingt ans.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

M20

label: 
Date de parution: 
2009
Réf
types de supports: 
Digipack
3567255624223
0

Sur le continent africain et parmi sa diaspora, l’Ivoirien Fréderic-Désiré Ehui, dit Meiway, est le seul qui puisse rivaliser avec les stars congolaises du ndombolo, autre façon de dire soukouss, en vente de disques et en nombre de fans. Donc, Meiway sait ambiancer et se saper, entre sens du rythme (démontré dès la première déclamation, Nzima Kotoko) et celui de la frime (le livret constitue un véritable défilé de mode masculine). Avec un brin d’autodérision.

D’ailleurs, Meiway se débrouille pour passer de la légèreté à la gravité en gardant toujours à l’esprit que sa musique est faite pour danser, depuis son premier enregistrement en 1989 à Paris où s’il installé dès 1985 pour y  forger son propre style, le zolblazo, histoire de se démarquer des cousinages musicaux congolais. Ce qui ne l’empêche pas, parmi les dix-sept chansons de cet album couronnant en 2009 vingt-ans de carrière, de dire son amour pour la rumba congolaise à l’ancienne avec la jolie composition Bijou Kotoko : « Par amour pour la belle Bijou Kitoko j’ai quitté la Côte d’Ivoire pour le Congo/Mais l’amour est une rose dont chaque pétale est un rêve et chaque épine une réalité ».

Meiway a mis dans son zoblazo des rythmes de son ethnie Appolo et issus de la réunion de plusieurs styles de la région de Grand-Bassam (sa ville natale située sur la côte, à l’est d’Abidjan). Notamment la fanfare, à base de percussions du terroir et d’emprunts européens, dont on retrouve quelques réminiscences dans un des meilleurs morceaux de l’album, Aboussouan Bo déplorant la guerre en Côte d’Ivoire. Une cadence militaire martèle Mamadou et Bineta, ou comment on transforme les orphelins de guerre en enfants soldats.

La critique sociale Woro Woro (nom des taxis sans compteur) est élégamment ornée de riffs de guitare : « Mon salaire n’a pas changé mais les tarifs ont changé ».  Dans Mami, la voix fine, presque juvénile, Meiway se met en péril sur un tempo doux, un peu r’n’b : « Je me trouvais irrésistible elle est restée insensible ». Mais parfois, on doute de la frontière séparant le second degré du ridicule quand la musique de la scie planétaire My Way (Comme d’habitude, en VO) est muée en « Enfant je voulais chanter pour être Meieiei-Wayyyy ».

Ce 20th Birthday est si loin d’une des plus belles mélodies du disque, Aho, nuancée, faite d’un doux balancement. Si le synthé et la batterie sont inévitables sur l’ensemble des titres, il y est des éclairs bienheureux de saxophone, trompette, trombone qui illuminent Qui cherche trouve ou Samedi soir, pour aller danser.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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