Mariana Ramos - SuaviDança (2011)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/08-11/mariana_suavidanca_front.jpg SuaviDança par Mariana Ramos 3567255625329

Ce quatrième album confirme que cette voix est singulière dans la musique capverdienne, un timbre chaud et sensuel, inspiré par les grandes divas du jazz.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

SuaviDança

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Date de parution: 
2011
Réf
types de supports: 
Digipack
3567255625329
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Ce quatrième album d’une douzaine de chansons de Mariana Ramos paru en février 2011 confirme que cette voix est singulière dans la musique capverdienne, un timbre chaud et sensuel, inspiré par les grandes divas du jazz. Il suffit d’écouter Discunfiàdo (le méfiant) en duo avec Jorge Humberto, le poète guitariste de São Vicente, l’île de Cesaria Evora qui a révélé au monde la richesse musicale de son archipel africain chantée en créole afro-portugais.

La douceur du piano, des violons et violoncelle romantiques font cette morna métamorphosée en leçon sur les méfaits de la vie. Une saudade qui tranche sur la vivacité du premier titre du disque, Beleza (beauté), un funaná entraînant de batterie efficace, d’accordéon souple, de guitares véhémentes.

Native de Dakar, première destination de la diaspora capverdienne avec Lisbonne, la capitale de l’ancienne puissance coloniale, Mariana Ramos n’oublie pas ses racines continentales quand elle rencontre le semba, musique d’Angola avec Nzinga Mbandi, du nom de la reine angolaise (1583-1663) dont elle célèbre la résistance aux envahisseurs européens avec une sœur africaine, la Béninoise Angélique Kidjo, sur des airs de percussions, accordéon, de saxophone, trompette, trombone.

Beaucoup de Capverdiens descendent des esclaves déportés d’Angola. Venue jeune en France, Mariana chante aussi dans la langue de sa nouvelle patrie, Si jamais, une douce coladeira où brillent le cavaquinho, la clarinette et le tres cubain joué par Lucien Zerrad, le complice de toujours aux origines algériennes et réalisateur de ce disque varié.

Il y a dans cet album un chant très proche de la tradition capverdienne, Lago di fogo (lac de feu), un funaná remarquable porté par l’accordéon du Malgache Régis Gizavo et des cuivres graves et brillants. Mariana traverse aussi l’Atlantique pour chanter la samba, Sõ samba (rien que la samba). Un titre composé par son papa Toy Ramos, guitariste de la Voz de Cabo Verde (1966-1970), le groupe mythique et révolutionnaire de la musique du Cap-Vert alors en lutte pour son indépendance arrachée au Portugal en 1975.

Toy compose aussi pour sa fille les ballades Ultimo chance et le très joli Irmõn (frère), alors qu’un autre Franco-Capverdien, Teofilo Chantre, lui écrit une belle mélancolie Ess bejo doce e salgode, ce baiser doux et salé comme le Cap-Vert.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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