Mahwash - Ghâzals afghans (2007)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/mahwash_ghazalsafghans_front.jpg Ghazals afghans par Mahwash 794881838929

Une légende vivante du ghazal afghan qui chante d’une voix de rossignol claire, parfois voilée, dix poèmes d’amour où l’on ne distingue plus le profane du sacré.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album

Ghazals afghans

label: 
Date de parution: 
2007
Réf
types de supports: 
CD
794881838929
0

Mahwash, une légende afghane qui vit aux Etats-Unis. Sur cet album sorti en 2007, elle est accompagnée par d’autres exilés, l’Ensemble Kaboul, mené par Ghalil Gudaz, installé en Suisse, et renforcé par le flûtiste français Henri Tournier et le Franco-Indien Prabhu Edouard, as du tabla, pour ces chants de ghazal, art semi-classique qui mêle sensuellement dans un même élan le terrestre et le céleste. « Qui sait où nous conduira la caravane de la vie/Les larmes ruissellent sur les tombes et les bruits des cloches font du vacarme ».

Farida Mahwash chante ainsi Zindéji (la vie), un blues du soufi Bedil Sahîb. Un rubab tendre, une percussion discrète, quelques arpèges magiques de sitar et Mahwash qui déclame d’une voix de rossignol, ample et affinée. Elle lance une longue litanie, une prière qu’elle étire, enlace, puis restitue mot par mot les vers du grand mystique persan Saadi (XIIe-XIIIe siècles) : « Ne me parlez pas de paradis/Je n’y sentirai pas les fleurs/Je ne porterai pas mon regard vers les houris/C’est toi que je chercherai mon amour ».

Le ghazal de Mahwash porte parfois un grain de folie quand la chanteuse force la note jusqu’à la rupture, l’énergie tendue vers un point ultime. Harmonium, sarod se rejoignent dans cette passion à la limite du sacrilège. Mahwash est considérée Ustad (maître) depuis 1977. Elle reprend des poèmes d’homme, Khuye atashin (une nature passionnée) : « La veille au soir parmi mes ennemis ivre de vin/Ton corps se lançait comme des vagues dansantes/Le parfum de tes cheveux m’enivrait/Oh m’a bien-aimée tu m’as donné un coup de grâce/Je suis éteint ».

La chanteuse refuse de retourner dans son pays tant que les femmes seront coupées de la pratique musicale. Son ghazal est aussi une saudade sans réconfort, parfois exprimée par un sanglot au timbre voilé, Bad az khoda (après Dieu) : « Mon amour tu es le dieu de mon cœur/Loin de toi un chant de chagrin accompagne/Mes gémissements et mes larmes pour évoquer ton souvenir ». Chanteuse de l’intimité qui, quand elle chante à l’étranger, fait venir, parfois de très loin, les exilés afghans. Chacun d'eux croit que le frisson de Mahwash ne s’adresse qu’à lui seul.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

Albums proches
Recommandé si vous aimez
extract1: 
Mots Cles
portrait: 
Genre: 
Région: 
Partager | translate
commentaires