Mah Damba - A l'ombre du grand baobab (2010)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/01-12/mahdamba_baobab_front.jpg A l'ombre du grand baobab par Mah Damba 602527536125

Le timbre puissant sur des musiques lancinantes, sobres ou sophistiquées, la diva Mah Damba appartient à l’un des plus grandes dynasties de griots maliens.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

A l'ombre du grand baobab

label: 
Date de parution: 
2010
Réf
types de supports: 
CD
602527536125
0

Le timbre est puissant, presque perçant, alors que les cordes pincées composent des chorus lancinants. Mah Damba chante d’abord seule sur Jóni massa dio, une complainte sur les malheurs des épouses mal mariées, qui ouvre les quatorze morceaux de cet album de 2010 où interviennent souvent en chœur Sira et Woridio Tounkara, les filles de Mah Damba qui les a formées au chant. Une formation bien étayée sur Sira jan kóró Moi je vais sous le grand baobab/Car c’est-là que se trouve le tombeau de grand-père ») ou Kul bè bó, une explication des subtilités de la langue bambara où le chant monte en ampleur et le ngoni s’accélère.

L’instrument de Mamadou Diabaté est encore plus sophistiqué sur Taara ka n to, ode au roi Balla, quand il rencontre la contrebasse de Jean-Jacques Avenel, le ngoni basse de Silima Sakoné, le ngoni de Makan Tounkara, neveu de la chanteuse. Le fils de Mah Damba, Guimba Kouyaté, lui, montre à la guitare son savoir-faire sur l’une des meilleures compositions du disque, Jólen ou le blues du camelot, un air plus enlevé avec le djembé de Mado Sacko. Guimba a été initié par son père, Mamaye Kouyaté, remarquable joueur de ngoni. Mah Damba dédie ces chansons à la mémoire de son mari disparu en septembre 2009.

Chez la diva, l’art est une affaire de famille où tout le monde est djeli, griot. Installée en France depuis de nombreuses années, fille de Djeli Baba Sissoko (décédé en 2001) reconnu comme « le chef des griots maliens » dans les années 1990, nièce de Fanta Damba, l’une des griottes maliennes les plus renommées du XXe siècle, Mah Damba doit connaître les généalogies, les grands faits des clans d’une fête de mariage, d’un baptême, d’une circoncision, quand elle anime les cérémonies communautaires ou les foyers des travailleurs maliens. C’est-à-dire qu’elle détient les secrets des familles.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

Albums proches
Recommandé si vous aimez
extract1: 
Mots Cles
portrait: 
Région: 
Thème: 
Partager | translate
commentaires