Liu Fang - Le Son de soie (2006)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/lesondesoie_front.jpg Le Son de Soie par Liu Fang 794881814824

Virtuose du pipa, Liu Fang fait dialoguer merveilleusement cet instrument chinois deux fois millénaire avec les bansuri indien, oud algérien ou kora malienne.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album

Le Son de Soie

Actuellement indisponible
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Date de parution: 
2006
Réf
types de supports: 
CD
794881814824
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Liu Fang joue depuis ses six ans d’un instrument qui en a deux mille. Déjà reconnue en Amérique du Nord comme ambassadrice de la tradition chinoise avec son pipa souvent méditatif, parfois furieux comme un riff rock. Son luth narre le blues de Le Roi de Chu se défait de son armure sur des arpèges mélancoliques qui expriment la chute tragique en l’an 200 de Xiang Yi qui, malgré sa défaite, reste l’un des grands héros de l’histoire de Chine. Plus drue, presque métallique, la pièce Le Bateau dragon, écrite dans les années soixante par le maître de pipa Lin Shcheng, étale la classe impressionnante de Liu Fang pour raconter une fête traditionnelle dont l’une des origines remonte à l’ère des Printemps et des Automnes, des VIIIe-Ve siècles avant J.-C.

Cet album (2006) d’une douzaine de morceaux charmeurs est un double voyage : dans la tradition chinoise et sur les routes multiples des musiques du monde quand la pipa de Liu Fang croise celles du oud algérien de Alla, maître du maqam, du bansuri indien du Français Henri Tournier, virtuose du râga, ou de la kora mandingue du Malien Ballaké Sissoko. Ce sont des bouts de chemin en duos célestes. Promenade au pays des rêves reste une improvisation totale entre les taqsims sahariens de Alla et les sonorités aériennes de Liu Fang. La communion atteint des sommets dans Première rencontre (un frère et une sœur réveillés d’un long sommeil) qui noue magiquement les vingt et une cordes de Ballaké aux quatre de Liu.

Le blues sahélien de la kora inspiré d’un air songhaï est arrosé délicatement par une véritable pluie de notes d’un pipa généreux. Des images oniriques défilent quand le luth chinois rencontre le souffle léger du bansuri sur le contemplatif Brise dans une pluie fine de flocons, une parabole sur la résistance de l’arbre au froid extrême. Liu est aussi une virtuose de la cithare guzheng aux lointaines origines perses. Elle devient en Chine le symbole d’une « ligne horizontale entre ciel et terre », un médiateur divin qui garde tout le mystère de l’art de Liu Fang.

Par David Marif | akhaba.com

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