Les titres essentiels - Salsa volume 2 (2004)

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L’exploration en profondeur du prestigieux catalogue de la Fania continue avec ce recueil de titres aussi mythiques que leurs légendaires interprètes.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 10.9
Type de produit: 
Album

Les titres essentiels - Salsa volume 2

label: 
Date de parution: 
2004
Réf
types de supports: 
2xCD
724357825825
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Dans la foulée de Best Of salsa et du premier volume des Titres essentiels, le label parisien Aztec Musique continue son exploration en profondeur du prestigieux catalogue la Fania new-yorkaise.

Commençons par la salsa rugueuse de Willie Colón et Hector Lavoe, avec deux titres de la grande époque, Abuelita et Che che colé. Les deux trombones nous propulsent dans la danse et marquent en quelque sorte l’invention du style salsa, alors que la musique cubaine à laquelle se référaient jusqu’alors les Latinos privilégiait plutôt les trompettes.

Dans le même registre de salsa dynamite, Richie Ray et Bobby Cruz ne font pas dans le détail. Leur Sonido bestial, un morceau qui annonce la couleur, va droit au but. Aux belles envolées vocales de Cruz répond le piano de Ray, lequel enchaîne un gros tumbao, réminiscences classiques et touche jazz. Comme il se doit, la composition finit par exploser en un solo de timbales… bestial !

En 1997, la Fania All Stars reprend le hit vanvanero Sandunguera (Por encima del nivel). Sa relation avec la nouvelle scène cubaine remontait aux années Jimmy Carter, lors des échanges culturels entre l’île aux cigares et le pays de l’Oncle Sam. C’est lors de cette parenthèse trop vite fermée, en 1979, qu’elle avait enregistré Tres lindas cubanas au théâtre Karl Marx de La Havane. Quant à Soul Makossa, de et avec Manu Dibango, il constitue l’un des moments forts des historiques concerts du Yankee Stadium à New York et du Coliseo Roberto Clemente à San Juan (Puerto Rico) en 1973.

Ce sont tous les piliers de la formation et du label qui sont réunis ici : Justo Betancourt, Ismael Rivera, Adalberto Santiago, Pete El Conde Rodríguez, Larry Harlow (le Juif merveilleux), Ismael Miranda… et même un invité surprise en la personne de Rolando LaSerie (Añoranzas, crédité ici au seul Johnny Pacheco).

Ray Barretto nous offre deux visages. Sur Guantanamera, l’homme aux mains dures venait d’amorcer le virage qui le conduisit de la charanga (violons, flûte) vers le conjunto (cuivres), tandis qu’avec Quítate la máscara, la mutation est arrivée à son terme. Sur Arrecotín arrecotán, Celia Cruz rend hommage à Ismael Rivera. Comme souvent pour ces morceaux, où la spontanéité est primordiale, la version originale reste inégalée malgré tout le talent de la chanteuse cubaine.

Rubén Blades avait quitté la Fania lorsqu’il enregistra Buscando América (pour Elektra, 1983) et surtout éliminé les cuivres, réinventant le combo avec vibraphone en lui ajoutant claviers et batterie. Dix ans après l’explosion salsa du Yankee Stadium, Blades tente à son tour le cross over, la conquête du public blanc anglo-saxon, avec un indéniable succès.

Par Didier Ferrand | akhaba.com

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