Kíla - Live in Dublin (2004)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/12-11/kila_liveindublin_front.jpg Live in Dublin par Kíla 5391502370155

Extrait de concerts mémorables donnés à Dublin, un album étourdissant et jubilatoire du groupe irlandais, fameux pour ses thèmes gaéliques ouverts sur le monde.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12.5
Type de produit: 
Album

Live in Dublin

label: 
Date de parution: 
2004
Réf
types de supports: 
CD
5391502370155
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Regroupant plusieurs extraits de concerts donnés au Vicar St et à l’Olympia Theatre de Dublin entre 2002 et 2004, ce disque est en quelque sorte une version améliorée du Live in Vicar St paru subrepticement en 2000. Ce sont d’abord deux morceaux inédits qui inaugurent ce nouveau live du septette dublinois, connu aussi pour son engagement politique et sa défense de la culture gaélique. Her Royal Waggledy Toes donne le ton avec un tin whistle qui s’esbaudit sur une ligne de basse bien entêtante, rejoint par un uilleann pipes jubilatoire sous les encouragements de la batterie et des percussions. Le public s’invite d’emblée à battre la mesure. L’exceptionnel chanteur et as du bodhrán, Ronan Ó Snodaigh, fait son entrée sur Cabhraigi Léi. Sa voix chaude et râpeuse évoque celles de quelque désert africain. Le cyclothymique Dusty Wine Bottle et le très « pulsé » Tine Lasta illustrent le passé (pas si lointain) du groupe irlandais.

C’est ensuite dans le répertoire de l’album studio de 2003, Luna Park (devenu disque d’or, semble-t-il), que nous plonge ce live. On est accueilli en douceur avec le sémillant Bully’s Acre. Le tempo se ralentit encore pour cette rêverie éveillée qu’est Wandering Fish. Suivent alors les trois pièces maîtresses de Luna Park, qui totalisent à elles seules une trentaine de minutes ! Et là, désolé, mais je crains fort que mes facultés d’écoute ne soient submergées de superlatifs. Avec Grand Hotel, Kíla se paye le luxe de réaliset de fort belles acrobaties aériennes. Et comme si on n’était déjà pas assez haut, Glanfaidh Mé nous propulse dans un trip fulgurant type « psyché-trad », guitare électrique et uilleann pipes chauffés à blanc, augmentés par les cordes du quartet Ceathrar, avant que le clou ne soit définitivement enfoncé avec Luna Park qui, avec ses 12 minutes, se présente comme une composition à plusieurs tiroirs.

Les deux derniers morceaux opèrent un salvateur retour au calme et présentent la particularité de n’avoir pas été enregistrés à Dublin, mais à Rouen pour le chant a capella (style sean-nós) Faoiseamh, interprété par Colm, l’aîné des trois frères Ó Snodaigh, et à Sidney en 1999 pour Seo Mo Leaba. Cet extrait additionne toutes les caractéristiques du hors-sujet, mais c’est pour la bonne cause : Ronan y déroule ses arabesques vocales aux côtés de l’illustre percussionniste indien Zakir Hussain (au kanjira). Kíla aurait eu bien tort de nous priver d’un tel souvenir, non ? Étourdissant. C’est le qualificatif qui s’impose d’emblée pour qualifier Kíla.

Par Druidix | Ethnotempos février 2005

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