Keyvan Chemirani - Le Rythme de la parole (2004)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/lerythmedelaparole_front.jpg Le rythme de la parole par Keyvan Chemirani 794881749126

Le musicien franco-iranien s'imprègne du mystère liant le rythme de la percussion à celui du chant bambara, berbère, judéo-arabe, turc, breton ou provençal

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Le rythme de la parole

label: 
Date de parution: 
2004
Réf
types de supports: 
CD
794881749126
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Fils de Djamchid, grand maître du zarb et du daf, Keyvan Chemirani cherche ici à s'imprégner du mystère qui lie le rythme de la percussion à celui de la voix. Dans sa quête, le frappeur pénètre à grands pas (ou plutôt à pleines mains) dans le secret. Avec ce CD d'une dizaine de morceaux sortis en 2004, le percussionniste franco-iranien, avec son frère Bijan parfois au cajón, entre avec sa propre culture dans des rythmes et des paroles d’horizons différents, des arts bambara, berbère, judéo-arabe, turc, breton, provençal... La musique persane de Keyvan réussit à donner à ces différentes langues un socle qui les rassemble miraculeusement tout en restant singulières.

C’est une ronde vertigineuse où le plaisir de jouer et chanter crée des passerelles inédites avec des artistes qui n'avaient pas collaboré avant cet enregistrement avec Keyvan comme le nouveau maître du radif et du tasnif iraniens Ali Reza Ghorbani (Le Printemps), la relève du qawwali, le chiite pakistanais Faiz Ali Faiz (La Lumière des yeux des croyants est Ali), Chérifa (La Mer nous sépare) au chant chleuh expansif, l'imam turc Halil Neciboglu à la psalmodie soufie et son compatriote Kudsi Erguner (Echanson) au ney, la Provençale Delphine Aguilera et son chant sobre et poignant (Le Fils du vent).

Le Mali reste aussi une autre terre d'exploration pour Keyvan quand il rencontre le chanteur et balafoniste Neba Solo (Le Paradoxe de la vie) et la voix vigoureuse de Nahawa Doumbia (Renoncement). Le percussionniste retrouve dans cet album la dévotion carnatique et la tampura de Sudha Ragunathan (Tu es comme un petit perroquet), la gwerz d'Erik Marchand (Si triste est ma destinée) ou la musique de l'Andalousie musulmane héritée par la juive marocaine Françoise Atlan (Viens ma bien-aimée). Un disque d'échanges exceptionnels, un arc-en-ciel sonore qui dit que finalement la musique est une seule et même humanité. Là est le secret qui lie le rythme à la parole.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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