Keyvan Chemirani et Pandit Anindo Chaterjee - Battements au cœur de l’Orient (2007)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/05-11/battementscoeurorient_front.jpg Battements au cœur de l’Orient par Keyvan Chemirani et Pandit Anindo Chaterjee 794881871124

Le zarb de Keyvan Chemirani et le tabla d’Anindo Chaterjee improvisent des échanges époustouflants accompagnés par des musiciens tous maîtres de leur art.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Battements au cœur de l’Orient

Actuellement indisponible
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Date de parution: 
2007
Réf
types de supports: 
CD
794881871124
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Que du beau monde sur cet album de 2007. Le Parisien Keyvan (zarb), fils aîné du maître des percussions iraniennes Djamchid Chemirani, et son homologue indien Anindo Chaterjee (tabla) invitent une demi-douzaine d’artistes tous savants de leur outil. A commencer par Maryam Chemirani, la sœur de Keyvan, dont la voix aérienne chante le couple d’Arabie d’avant l’islam le poète Qaïss et Leïla dont la passion légendaire court depuis des siècles, du Maroc aux confins de la Chine, a été adaptée par la littérature persane.

La fièvre de Chabi Majnun (de l’arabe majnoun Leïla, le fou de Leïla), poème de Nizami Ganjavi (XIIe siècle), est adoucie par les sinuosités du kementché (Sokratis Sinopoulos), les cordes veloutées du laouto grec (Sinopoulos) et du saz turc (Bijan, le frère cadet de Keyvan). Souvent, les échanges entre zarb et tabla dépassent l’entendement quand ils entrent dans des dialogues bouillonnants, surprenants de précision et de grande liberté à la fois qu’il s’agisse de Tablacadabra où intervient aussi la lyra (Stelios Petrakis), de Haft dalakhta où les deux instruments sont livrés seuls à leurs improvisations échevelées.

Parfois, le tête-à-tête est entre sarod (Ken Zuckerman) et kementché méditatifs, à l’exemple de Jugalbhandi). Les neuf titres dépassent ici la seule rencontre entre radif persan et raga hindoustani. « Tu as mis le feu dans toutes les étapes de ma vie/Et m’as seulement permis de brûler tel un papillon », chante Maryam, un poème (Nemidounam) en douze temps, comme le blues. En fait, il ne s’agit ici que de blues, médiéval ou néo-traditionnel.

Par David Marif | akhaba.com

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