K’Koustik - Reviviscence (2006)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/10-11/kkoustik_reviviscence_front.jpg Reviviscence par K’Koustik 3433190546527

Avec ce premier album, le quatuor guadeloupéen revisite ses racines pour chanter et composer un gwoka admirablement révolutionné, mâtiné de jazz cool et dansant.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 10.9
Type de produit: 
Album

Reviviscence

label: 
Date de parution: 
2006
Réf
types de supports: 
Digipack
3433190546527
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Ils chantent tous les quatre. Les tambouyé, tambourinaires, Jean-Marc Ferdinand et Joby Julienne croisent aussi leurs ka avec les guitare, contrebasse, violon d’Arsène Noël et de Jean Tamas. Cela donne le son trasé, leur concept où les peaux se frottent aux cordes. De belles mélodies, des déhanchements sensuels : même le blues de Jojo devenu meurtrier suite à sa déconvenue conjugale, écrit par Guy Conquète, Klé à Titin, est mué en danse voluptueuse. Des fois, le rythme est une biguine ironique, une guitare badine, une frappe régulière qui plaignent dans Zouti la ce couple qui s’était étreint imprudemment au milieu des orties ! Avec ce premier album, K’Koustik réalise essentiellement des compositions de gwoka révolutionné alors qu’auparavant les quatre compères se croisaient depuis plus d’un quart de siècle, chacun impliqué de son côté dans des aventures de traditions guadeloupéennes, de zouk, de jazz, de kompa.

Enfin, en 2005, ils décident de se réunir pour une odyssée commune, K’Koustik. Comme son nom l’indique, le quatuor est amoureux de l’éco-son, d’un patrimoine qu’il sait remanier à l’exemple de cette dizaine de morceaux publiés en 2006, rassemblant souvent des standards de gwoka. Il faut écouter Jean Fouyé, ce drame de l’injustice du mythique Robert Loyson (1928-1989), repris par des générations de musiciens guadeloupéens, transformé ici en menuet tambourinaire et où siffle admirablement l’oiseau du malheureux justiciable. Le groupe revient aussi au plus près des racines, du gwoka farouche, quand dans Man nounoun un chœur répond à une voix éraillée sur des frappes de mains et de tambours. On retourne au vrai léwóz, à sa chronique du quotidien et des potins du voisinage. Le même esprit anime la métaphore animalière Zandoli. Parfois, le groupe part vers le jazz, un ka plus clair, des cordes cristallines comme dans Anmwé, une ballade nostalgique qui regrette la perte des bonnes valeurs d’antan « écrasées sous le rouleau compresseur du système en place ». Mais, ça ce n’est pas qu’en Guadeloupe.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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