Hossein Alizâdeh et Madjid Khaladj - Echoes of Light (2009)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/03-12/khaladj_alizadeh_echoeslight_front.jpg Echoes of Light par Hossein Alizâdeh et Madjid Khaladj 8845022368972

Huit improvisations folles, vertigineuses et apaisantes à la fois, du duo iranien, reconnu sur les scènes du monde pour sa dextérité exceptionnelle, quasi mystique.

"Médias > Musique"
EUR 13.5
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Echoes of Light

Date de parution: 
2009
Réf
types de supports: 
CD
8845022368972
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Huit morceaux d’improvisations folles, vertigineuses et apaisantes à la fois, enregistrées lors d’un concert donné en mars 2009 à Bruxelles par le duo iranien, reconnu sur les scènes du monde pour sa dextérité exceptionnelle. Tout le propos est déjà là, dès le premier morceau, Taja’lil bar enekass, ou une musique déroulée telle l’espace-temps d’une averse printanière. Tour à tour le shurangiz aigrelet d’Alizâdeh et le tombak crépitant de Madjid font tomber les notes une à une, espacées, puis les deux instrumentistes intensifient leur jeu, faisant pleuvoir des sons denses, touffus, saisissants. Une douche purifiante qui laisse lentement place à l’accalmie, à un arc-en-ciel enchanteur.

La leçon est encore plus complète avec Hengaameh hengaam, huit minutes d’échanges qui exposent dans ce plus long morceau de  l’album quelques motifs essentiels du radif iranien, notamment quand les six cordes acérées du shurangiz, dérivé nouveau du sêtar trois fois millénaire, installent des micro-silences où l’on continue d’écouter miraculeusement sa musique. Il s’agit de gusheh, figures mélodiques appartenant aux différents dastgah, les modes constituant le radif, corpus de la musique savante persane, qu’il faut connaître par cœur avant de partir d’eux pour se permettre d’improviser, de se libérer. Hossein Alizâdeh et Madjid Khaladj les connaissent sur le bout des doigts pour réussir à faire courir leurs phalanges expertes sur leurs outils respectifs, s’élever et danser comme dans le voluptueux Raqs-e aaeeneh haa. L’Inde n’est pas loin et la cadence prend des allures quasi mystiques de derviches tourneurs.

L’aîné Hossein (né en 1951) et son cadet Madjid (natif de 1962) maîtrisent aussi parfaitement leur spiritualité, ce soufisme hérité des grands mystiques persans de l’Islam venu d'Arabie, Omar Khayyâm (XIe-XIIe siècles), Farīd al-Dīn ʿAṭṭār (XIIe-XIIIe), Jalâl ud-Dîn Rûmî (XIIIe) ou Khouajeh Chams ad-Din Mohammad Hafez (XIVe). Les deux musiciens semblent le plus souvent traduire en notes, rythmes et mélodies leurs poèmes fiévreux où le divin et le terrestre ne font plus qu’une seule sensualité, comme en témoigne Moroor haay-e aabgoon où le tombak de Khaladj s’envole dans une ferveur furieuse invitant à l’abandon absolu. Les deux maîtres sont magiquement habités par leur art, un jazz sans âge.

Par David Marif | akhaba.com

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