Henri Dikongué - Africa (2010)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/01-13/henridikongue_africa_front.jpg Africa par Henri Dikongué 3700409807107

Apparu dans les années 1990, l’artiste camerounais s’est distingué par ses voix et mélodies délicates, rassemblées dans cette compilation de ses trois derniers albums.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 13
Type de produit: 
Album

Africa

label: 
Date de parution: 
2010
Réf
types de supports: 
2xCD
3700409807107
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Venu étudier le droit à Besançon, le Camerounais Henri Dikongué, fils de musiciens, a vite abandonné ses études de droit pour s’inscrire en 1989, à vingt-deux ans, à l’Ecole normale de musique de Paris où il s’établit définitivement. Il y collabore avec de nombreux artistes avant d’apparaître sous son seul nom sur la scène musicale française au milieu des années 1990.

Sa voix, ses mélodies et son jeu de guitare aériens l’inscrivent rapidement dans une tradition folk africaine inaugurée par son compatriote Francis Bebey (1929-2001) et le Gabonais Pierre Akendengué, avant d’être poursuivie par leurs jeunes pairs, tels le Sénégalais Ismaël Lô et le Congolais Lokua Kanza.

Ce double CD réunit ses trois derniers albums (C’est la vie, N’oublie jamais, Biso bawa) et un titre, Africa, extrait de son premier enregistrement en 1995, Wa, un album chanté entièrement en douala (la langue dominante au Cameroun), conçu avec son ami, le percussionniste franco-camerounais Manuel Wandji, et bien accueilli par la presse.

La signature musicale de Dikongué est posée avec son mélange subtil de rythmes camerounais très populaires, makossa, bikutsi, d’un peu de reggae et de rumba congolaise. Les enregistrements suivants réunis ici confirment ce style particulier, entre folk intimiste, parfums musicaux variés et des textes finement ciselés, évoquant des thèmes universels, l'amour, la famille, la nostalgie du pays, des sujets plus graves comme l’intolérance.

Presque tous les 12 titres de C'est la vie (1997) sont interprétés à nouveau en douala et coproduits avec le complice Manuel Wandji. Enregistré à Besançon, l’album réunit une équipe d'amis talentueux (la chanteuse Cathy Renoir, entre-autres), des invités prestigieux à l’exemple du pianiste guadeloupéen Alain Jean-Marie, du bassiste camerounais Etienne Mbappé. Arrangements impeccables, paroles délicates, la galette est une belle réussite qui rencontrera le succès jusqu’aux Etats-Unis.

En septembre 2000, paraît N'oublie jamais, réalisé cette fois par Mbappé. Dikongué y convie ses compères habituels mais aussi le parrain de la musique moderne camerounaise, Manu Dibango et son saxo jazzy makossa, le pianiste jazzy biguine martiniquais Mario Canonge, le batteur maroco-sénégalais Mokhar Samba. Abordant sur fond de cordes « classiques » (violon, violoncelle, contrebasse), de trombone, trompette, accordéon, flûte, des formes musicales aussi diverses que le reggae, la samba et le flamenco, l’album ne trouvera malheureusement pas autant de succès que les précédents.

Début 2005, Henri revient avec Biso nawa, un nouvel opus intimiste qui, avec ses accords dépouillés, ses mélodies sensuelles nous ramène aux atmosphères des débuts. Entouré de trois musiciens (guitare, basse, piano), Henri Dikongué assure lui-même les arrangements de ce mariage de makossa, bikutsi, blues, jazz, folk pour chanter des ballades poignantes sur ses thèmes de prédilection. Les 12 morceaux subtils se parent du vécu de l’artiste. Une œuvre singulière à redécouvrir.

Par Frantz-Minh Raimbourg | akhaba.com

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