Haïdouti Orkestar - Dogu (2012)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/03-12/haidoutiokestar_dogu_front_0.jpg Dogu par Haïdouti Orkestar 3521383419342

Une belle plongée dans l’Est méditerranéen du collectif cosmopolite parisien pour explorer les fonds colorés de répertoires des Balkans, Turquie ou Moyen-Orient.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Dogu

label: 
Date de parution: 
2012
Réf
types de supports: 
Digipack
3521383419342
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Voici une belle plongée dans l’Est méditerranéen du collectif cosmopolite parisien (pléonasme) pour explorer les fonds colorés de quelques répertoires régionaux des Balkans, Turquie ou Moyen-Orient. Avec ce troisième album, les Haïdouti réussissent un disque plus nuancé, plus maître des traditions issues de l’empire ottoman, jusqu’à se permettre des innovations inattendues quand ils croisent d’anciens airs tsiganes avec le rythme rasta, Romano Reggae, Boki 13 ou le titre Kervan aux allures dub, composé par leur saxo alto et kaval, Krassen Lutzkanov. Leur manière emprunte aussi à la note bleue comme en témoigne Krassenitsa, instrumental jazzy rom composé par Jaško Ramić.

Il y a également un morceau qui donne la pleine mesure du talent de la fanfare scintillante, une large palette de tons foncés, clairs, demi-obscurs, Titanic cocek, un folk macédonien arrangé par Sylvain Dupuis (batterie, tapan, derbouka), également à la direction musicale avec Zéki Ayad Çölaş et le Serbe tsigane Ramić, musicologue accordéoniste au doigté magique. Ce Doǧu (Est, en turc) réunit une quinzaine de compositions chantées essentiellement par le Turc, arabophone aussi, Zéki Çölaş (saz) commençant le disque par un élégant rendez-vous avec les amateurs de Fayrouz qui a popularisé un coup de foudre anonyme du folklore syro-libanais, Bint el Chalabiya, adapté dans les années 1950 par les compositeurs de prédilection de la diva libanaise, les frères Assi (son mari à l’époque) et Mansour Rahbani.

La chanson devient ici une ballade entraînante de cuivres, d’accordéon, de derbouka, de tuba, de soubassophone et où intervient aussi la voix limpide de la Marocaine Saana Moulali, en guest. Tout comme la Stambouliote Hacer Toruk qui chante sur Ibrahim, Duchmanya, deux mélodies macédoniennes, ou encore sur Bahchelere geldi bahar, un traditionnel d’Azerbaïdjan marqué par l’instrument d’un autre invité de marque, le doudouk d’Arménie de Didier Malherbe. Probablement, une invite à l’apaisement dans cette région tourmentée du Caucase. Autre featuring de prestige, le Libanais Ibrahim Maalouf porte voluptueusement de sa trompette ¼ de ton la voix de Zéki Çölaş interprétant son Mouwwal tendre et poignant.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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