Guelewar - Halleli N’Dakarou (2011)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/10-11/guelewar_front.jpg Halleli N’Dakarou par Guelewar 5206733132901

Synthé psychédélique, basse habitée, guitare distordue, percussions lancinantes, mbalax malaxé de rock, rhythm’n’blues par un groupe mythique gambien des 70's.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Halleli N’Dakarou

label: 
Date de parution: 
2011
Réf
types de supports: 
CD
5206733132901
0

Ancienne colonie britannique, enclavée dans le sud du Sénégal francophone, la Gambie a connu la même révolution musicale que celle de son grand pays frère avec l'intrusion, années 1960-1970, des guitares, basses, orgues électriques, batterie : le rock, le rhythm’n’blues, la soul, quoi. C’est de là que viennent le groupe Guelewar et cet enregistrement au Sénégal dans les conditions du direct au club Canari de Kaolack le 28 septembre 1982.

Une date à graver dans le marbre pour tout amateur de synthé psychédélique, de basse habitée, de guitare distordue, de percussions lancinantes, soit d’entrée de jeu les huit minutes hallucinantes de Yaye Ramoutoulaye que chant la voix aigüe, psalmodiant, de Moussa N’Gom, griot des fêtes de circoncision. Allah revient souvent dans ses improvisations wolof, notamment son extatique et laudatif President Jawara – Abdou Diouf, des noms du premier chef d’Etat de Gambie et du second président du Sénégal. D’ailleurs, Moussa porte aux pieds une basket rouge et l’autre noire pour symboliser les deux pays chers à son cœur.

Le son synthétique du Minimoog de Moussa N’Diaye part dans des volutes vertigineuses, suivi par une section de sabars en transe font la réussite de Balla Jigi, autre chanson préférée de Moussa parce qu’il y parle beaucoup de sa musique. La Gambie partage le mbalax et la musique mandingue avec le Sénégal mais possède aussi ses propres traditions musicales comme le bookaraboo et le sowrouba. Si au Sénégal, la modernisation vibrait à la salsa, les Gambiens, anglophonie oblige, tendaient l’oreille vers Otis Redding, le rhythm’n’blues ou James Brown.

Halleli N’Dakarou (les enfants de Dakar) commence telle une supplique, mais est vite emportée par le rythme contorsionniste du mbalax, le synthé, les guitares deviennent complètement fous faisant pleuvoir les notes comme une averse équatoriale.

Moussa N’Gom parle (en anglais) de sécheresse dans Cilss sur une ronde ébouriffante de percussions, guitare furieuse, synthé pour évoquer une semaine de migration de la population en Gambie en 1973 à la recherche de nourriture.

Par Hadi Omar | akhaba.com

Vinyl : 2LP Gatefold, Réf 5206733132895

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