Giorgis Xylouris, Stelios Petrakis, Periklis Papapetropoulos - Si je salue les montagnes (2009)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/saluemontagnes_front.jpg Si je salue les montagnes par Giorgis Xylouris, Stelios Petrakis, Periklis Papapetropoulos 794881937127

La tradition crétoise est revisitée comme le plus mélancolique des blues et prend aussi des allures de jazz échevelé, parfois le dynamisme d’un rock ébouriffant.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album

Si je salue les montagnes

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Date de parution: 
2009
Réf
types de supports: 
CD
794881937127
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Timbre éraillé de berger rompu à l’appel quotidien de son troupeau, Giorgis Xylouris chante comme s’il priait ou voulait bercer son bébé. Il déclame simplement, tel un blues, des vers sans âge de Rizitiko qui disent l’âme crétoise. Près de quatre minutes a cappella intenses qui récitent un particularisme identitaire fort de son histoire au confluent de plusieurs mondes, et autant d’anciens empires.

La patrie de Zeus est célébrée à coup de laouto si proche du oud, lyra frottée à même les genoux et popularisée à l’Ouest par le plus Crétois des Irlandais, Ross Daly avec qui tous les protagonistes de ce disque de 2009 et de sa dizaine de chansons ont joué, y compris le Franco-Iranien Keyvan Chemirani, irréprochable ici avec ses zarb, daf et son udu, la cruche rapportée d’Afrique, sur Dafnè. Une composition aux allures de maqam arabe, de jazz partagé en Grèce et Turquie, où les rejoints Stelios Petrakis, surdoué de la nouvelle génération crétoise, qui apporte la douceur de sa lyra quand les deux autres sont emportés par leur chorus endiablé.

Comme Keyvan, Giorgis appartient à une dynastie de musiciens dont l’idole du pays, son oncle Nikos, décédé à quarante-quatre ans en 1980, alors que son père Psarantonis continuait de perpétuer le répertoire crétois. Parfois, les échanges prennent la vivacité d’un rock hors du temps comme ce syrtos, la version typiquement crétoise de la danse en cercle commune à la Méditerranée orientale, sur Syrta, une composition et des paroles de Nikos Xylouris. Son neveu Giorgis chante Mon petit jasmin qu’est-ce qu’il y a, une ballade traditionnelle à la mélancolie universelle, un lamento bouleversant où Periklis Papapetroupolos apporte une touche plus orientale avec son lavta, cousin du saz turc : «  Mon petit jasmin pourquoi ta fleur est effeuillée/Ton pot est-il trop petit n’as-tu pas assez d’eau/Mon pot n’est pas petit et j’ai bien assez d’eau/Mon bien-aimé tu as tardé et j’en suis tombée malade ».

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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