Faiz Ali Faiz - L'amour de toi me fait danser (2004)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/06-11/faizalifaiz_lamourdanser_front.jpg L'amour de toi me fait danser par Faiz Ali Faiz 794881761920

En cinq qawwalis aux envolées insensées, le maître de Lahore réalise un hommage personnel et intense à son aîné, le regretté Nusrat Fateh Ali Khan.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

L'amour de toi me fait danser

label: 
Date de parution: 
2004
Réf
types de supports: 
CD
794881761920
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Harmonium, tabla, battements de mains et une voix fine, un peu embrumée qui étire des arabesques sophistiquées, monte en envolées insensées pour étaler magistralement un soufisme possédé par l’amour dans Haq Ali (la vérité d’Ali), un sanglot captivant de 25 minutes pour le cousin et gendre du Prophète, idolâtré par le qawwali en général et le chiisme en particulier.

Sur la scène internationale, le chiite Faiz Ali Faiz est le nouveau maître de cette dévotion chantée, popularisée par le sunnite Nusrat Fateh Ali Khan (1948-1997). D’ailleurs, les cinq poèmes de cet album édité fin 2004 ont été enregistrés en public en mai de la même année à l’Opéra de Lille lors d’une soirée titrée Hommage à Nusrat Fateh Ali Khan.

Faiz Ali y reprend des titres composés par son aîné ou qui l’on fait connaître dans le monde comme le fameux Lal Shabaz qalander (le faucon rouge), une danse de mots saisissante, ou Tere ‘ishq nacaia (l’amour de toi me fait danser), la folle passion du poète Baba Bullhe Shah allant jusqu’à se travestir en femme parmi des eunuques pour s’introduire auprès de son maître qui l’avait rejeté.

Faiz Ali imprime aux interprétations de Nusrat son style si personnel, sa ferveur particulière qu’elles semblent être ses propres compositions. Parfois, il combine dans un mêle élan la douceur du khyal savant, du ghazal semi-classique et l’intensité plus populaire du qawwali. Faiz Ali est de Lahore, l’ancienne capitale des dynasties moghuls et aujourd’hui « capitale » religieuse du Pakistan.

Un soir par semaine, assis dans un temple, entouré de ses musiciens, il fait pleuvoir sur lui des centaines de billets de banque pour son chant aux variations presque démentes qui ensorcellent les pieux avant de les laisser lessivés, apaisés. Faiz Ali Faiz leur a entrouvert un instant les portes du paradis.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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