Ethiopiques 1 - Golden Years of Modern Ethiopian Music 1969-1975 (1997)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/09-14/ethiopiques1_front.jpg Ethiopiques 1 - Golden Years of Modern Ethiopian Music 1969-1975 par 3307518295124

Consacré à Amha Records, le premier volume de la collection consacre la fièvre qui s’empare d’Addis-Abeba à l’après-guerre et la farouche indépendance dont ont toujours fait preuve les Ethiopiens.

"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Ethiopiques 1 - Golden Years of Modern Ethiopian Music 1969-1975

Date de parution: 
1997
Réf
types de supports: 
CD
3307518295124
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Comme tous les grands découvreurs, Francis Falceto ne devait certainement pas avoir conscience de la portée de sa découverte quand il mit le pied – et les oreilles – en Ethiopie. Plus de quinze ans après la révélation, sa collection Ethiopiques est devenue une référence, au-delà des adeptes des sons exotiques, au point que les hipsters de tout poil en possèdent tous au moins un volume.

Au départ pourtant, rien de tel ne semblait prédestiné. Un pays plongé dans la misère et la famine, chanté « loin du cœur et loin des yeux » par une scène française pétrie de bonnes intentions, et où se cachait une mine d’enregistrements, réalisés en une décennie, d’un âge d’or définitivement perdu.

Le trésor est constitué d’environ cinq cents enregistrements – albums et singles – publiés par des producteurs locaux et demeurés confidentiels jusqu’à ce que Falceto n’y pose ses valises et ne décide de ressusciter le « Swinging Addis », gravant dans le marbre une poignée de noms jusque là inconnus et devenus depuis incontournables : Mulatu Astatqé, Mahmoud Ahmed, Gétatchèw Mèkurya…

Le premier volume de la collection consacré à Amha Records, du nom de son fondateur Amha Eshèté, premier à braver le monopole d’état sur le pressage de la musique en Ethiopie, souligne à la fois la fièvre qui s’empare d’Addis-Abeba à l’après-guerre et la farouche indépendance dont ont toujours fait preuve les Ethiopiens.

Rien de comparable en effet avec le reste de la production africaine. On y décèle certes des influences communes, mais l’impression unique de nostalgie et de mélancolie qui se dégage de ces enregistrements les distinguent de tous les autres. Pas étonnant que Jim Jarmusch y ait trouvé la bande son de son Broken Flowers et donné ainsi une dimension internationale à cette collection, emportant derrière lui toute une vague de suiveurs. The Heliocentrics, Akalé Wubé, uKanDanZ, parmi d’autres, creusent largement le sillon de l’éthio-jazz sous l’ombre bienveillante de Falceto, guide officiel de la musique éthiopienne.

La collection Ethiopiques continue quant à elle de s’enrichir de nouveaux volumes, levant à chaque fois des pans entiers d’une musique qui n’en finit pas de surprendre. Indispensable, le premier chapitre de la série l’est tout autant que les autres, mais possède ce petit plus qui donne l’impression de fouler une terre encore vierge.

Par Stéphane Andrieu | akhaba.com

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