Esma Redzepova - Mon histoire (2007)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/esma_monhistoire_front.jpg Mon histoire par Esma Redzepova 794881839025

Entre blues tragique et groove effréné, la Reine des roms reprend vigoureusement plusieurs chansons emblématiques de son répertoire de plus d’un demi-siècle.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album

Mon histoire

label: 
Date de parution: 
2007
Réf
types de supports: 
CD
794881839025
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La Macédoine Esma Redzepova est une femme généreuse. Avec elle, c’est toujours la même question qui se pose : combien de divisions ? 600, 800 chansons ? 9 000, 10 000, 22 000 concerts ? On sait qu’Esma chante depuis 1956 quand la découvre son futur mari, l’accordéoniste Stevo Teodosievski disparu en 1997. Ne pouvant avoir de progéniture, le couple adopte quarante-sept enfants dont certains forment le groupe de la « Reine des tsiganes », l'Ansambl Teodosvieski que vient rejoindre avec guitare et bouzouki le virtuose des cordes du monde, l’Angevin Thierry « Titi » Robin, le plus nomade des gadjos (non-tsiganes).

Emerveillé de rencontrer la légende du chant rom, il lui improvise un instrumental aux douceurs orientalistes (Hommage à Esma) et intervient sur quatre morceaux, certainement les plus emblématiques de ce disque de 2007 réunissant de nouvelles interprétations du répertoire d’Esma. Elle reprend des chansons composées par son mari et Simeon Atanasov, nourries de toutes les cultures balkaniques et de la Méditerranée orientale, et un enregistrement ancien, un chant tragique, pathétique. Des solos de trompette bouleversée (Macev Bilhan), quelques touches d’accordéon compatissant (Simeon Atanasov) et la voix déchirée d’Esma qui chante au bord des larmes Hajri ma te dike (maudite sois-tu ma mère), blues d’une très jeune fille mariée de force à un vieux riche.

Quand la complainte est reprise plus loin sur le disque avec la guitare émue de Titi Robin, Esma fait courir le même frisson, déjà éprouvé au début de l’album avec plus de six minutes de chant intense sur une musique presque nue, O soleil. Mais la reine des roms sait chasser les nuages noirs pour des rondes lumineuses, un groove d’accordéon, trompette, clarinette (Zahir Ramadanov), percussions (Antonijo Zekirovski), contrebasse (Gildas Boclé), pour transformer une triste histoire d’adultère, Leno (la fille sombre), en farandole effrénée. Chez les roms, on sait aussi faire joie de ses propres peines.

Par David Marif | akhaba.com

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