Djeli Moussa Condé - Djeli Moussa Condé (2012)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-12/djelimoussaconde_front.jpg Djeli Moussa Condé par Djeli Moussa Condé 3341348425788

Longtemps musicien pour musiciens, le koriste et chanteur guinéen sort son premier album, élégant et charmeur, consacrant le made in Paris de la musique africaine.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

Djeli Moussa Condé

label: 
Date de parution: 
2012
Réf
types de supports: 
Digipack
3341348425788
0

Descendant d’une dynastie de griots de Guinée Conakry et descendu à Paris en 1993, l’ex-clandestin Djeli Moussa Condé a collaboré avec plusieurs grosses pointures des musiques africaines et du jazz (Manu Dibango, Salif Keita, Mory Kanté, Cesaria Evora, Hank Jones…). Régularisé au début des années 2000, devenu musicien pour musiciens, parcourant le monde, Moussa n’a guère eu le temps de réaliser son propre disque. Enfin, c’est fait. Ce premier album solo de l’as de la kora à la voix un peu voilée renferme une quinzaine de compositions qui manifestent une sorte de made in Paris de la musique urbaine africaine.

Une griffe parisienne qui universalise les racines mandingues avec des choix de couleurs, de fibres puisées dans des courants musicaux déjà planétaires, à l’exemple du reggae de Ménilmontant ou de la salsa de Dalamoroya. Une histoire de trahison amoureuse sur laquelle flotte une flûte traversière alerte que l’on retrouve dans le très abouti Dounia, un chant qui déplore un monde de difficultés, de faim, de soif, l’un des morceaux les plus sophistiqués du disque. La sensibilité aux maux du (pauvre) monde de Djeli Moussa s’exprime avec beaucoup de gravité sur le dépouillé et mélancolique Haïti, pleurant les 230 000 morts et 1,2 million sans-abri haïtiens victimes du séisme du 12 janvier 2010.

En arrangeant et produisant l’album, le percussionniste Vincent Lassalle a confectionné une trame rock, pop, voire jazzy qui permet à la kora de Moussa Condé de révéler pleinement ses possibilités, notamment sur Kani Manè, des paroles qui remercient « une femme de cœur » qui s’est battue dans les années 1990 pour les sans-papiers. Le chant mandingue, lui, est sublimé par l’ultime morceau, Massané, où kora et batterie battent la mesure d’un récit déclamé tels une épopée, un conte traditionnel, ou la légende de Massané Cissé qui mourra le soir de ses noces malgré sa fortune et sa puissance. La main du destin… Djeli Mousa, lui, dit « même si je n’ai pas fait fortune, cela m’a enrichi » en évoquant ses voyages, ses rencontres qui l’ont enrichi culturellement et moralement dans Tama, une musique vive, foisonnante de rythmes entraînants.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

Albums proches
Recommandé si vous aimez
extract1: 
Mots Cles
portrait: 
Région: 
Partager | translate
commentaires