Daryoush Tala’i, Ali Reza Ghorbani, Djamchid Chemirani - Calligraphies vocales (2004)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/04-11/calligraphiesvocales_front.jpg Calligraphies vocales par Daryoush Tala’i, Ali Reza Ghorbani, Djamchid Chemirani 794881770021

Trois artistes d’exception qui disent les raffinements de la musique et du chant savants persans réunissant sensuellement amour sacré et passion profane.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Calligraphies vocales

Actuellement indisponible
label: 
Date de parution: 
2004
Réf
types de supports: 
CD
794881770021
0

Fils de famille religieuse de Téhéran, Ali Reza Ghorbani chante comme un muezzin de l’extrême qui ramasse son énergie entière, des bouts des orteils jusqu’à la racine du cheveu, pour lancer toute son âme dans une psalmodie du fond des âges. Son chant farouche se livre vers par vers, syllabe par syllabe pour mourir dans un murmure de berceuse : « Je crains que mes larmes qui s’écoulent/Ne fassent une brèche dans les voiles/Et que mon indicible secret ne soit semé aux quatre vents ».

C’est un blues du XIVe siècle (dans la Suite de Abou ’Ata) de Hafez (XIVe siècle), le poète soufi le plus populaire en Iran après Rûmî (XIIIe siècle) que Ali Reza récite avec la même fièvre (Où te fuir), des tremblements dans la déclamation, soutenu par deux musiques. Celle du percussionniste Djamchid Chermirani et le târ de Daryoush Tala’i dont les cordes pleurent autant que les poèmes de l’ancien ʿAṭṭār ((XIIe-XIIIe siècles) dans la Suite de Homayun : « Je veux être terre et poussière sur ta route/Pour qu’un jour peut-être tu me respires et me traverses »).

Djamchid caresse la peau de son zarb avec une délicatesse de jeune fille, lui, le maître de toutes les frappes iraniennes, en France depuis 1961, expérimentateur de tous les styles, du ballet à la musique médiévale française. Le précieux label de Paris Accords Croisés a réuni en 2004 trois générations (Djamchid est né en 1942, Daryoush en 1953, Ali Reza en 1972) d’artistes exceptionnels pour dire aussi les raffinements du radif et du tasnif, les modes qui font la richesse de la musique savante persane.

Alors que le ghazal, qui fonde dans une même sensualité l’amour sacré et la passion profane ornementé de tahrir, ces subtils vibratos de la voix, a résisté à sa marginalisation face à tous les autoritarismes subis au cours des siècles. Il a su se réfugier dans l’intimité des salons de musique, ces « conservatoires » oraux d’un art presque millénaire.

Par David Marif | akhaba.com

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