Côte d’Ivoire 50 ans Indépendance musicale (2010)

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Un demi-siècle de musique ivoirienne, différentes époques exprimées par une cinquantaine d’artistes, où les genres emblématiques côtoient les styles atypiques.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 17.5
Type de produit: 
Album

Côte d’Ivoire 50 ans Indépendance musicale

ancien prix: 
21,50€
label: 
Date de parution: 
2010
Réf
types de supports: 
Digipack 3xCD
3567255625626
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Ils sont tous là. Les anciens, les nouveaux, les plus célèbres, les moins connus, les méconnus du grand public, Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly, Magic System, Meiway, Ismaël Isaac, Aïcha Koné, l’ex-footballeur Gadji Celi, Les Salopards, Magic System, Monique Seka, Bailly Spinto, Nayanka Bell, DJ Arafat, une cinquantaine de noms, autant de chansons pour célébrer les cinquante ans de la proclamation de l'indépendance de la Côte d'Ivoire le 7 août 1960, après près de soixante-dix ans de colonisation française.

Trois CD pour embrasser un demi-siècle de musique ivoirienne, divers styles, différentes époques qu’exprime chaque nom d’artiste réuni sur cette offre roborative où les genres emblématiques côtoient l’anecdotique. Bien sûr, on (re)trouve les pères du modernisme ivoirien dans les sixties, fascinés comme la plupart des autres artistes africains à l’époque par la rumba soufflant de Cuba, tels Mamadou Doumbia et Amédée Pierre dont le guitariste Ernesto Djédjé élabore dans les années 1970 la première musique urbaine véritablement ivoirienne, le ziglibithy. Une formule inspirée d’une danse traditionnelle, mâtinée de jazz, de rhythm’n’blues, de makossa camerounais qui rappelle qu'Ernesto avait travaillé avec Manu Dibango à Paris.

Jusqu’à la fin des années 1980, Abidjan est La Mecque des artistes modernes d’Afrique de l’Ouest. Presque tous ont enregistré dans les studios de la métropole du plus riche pays (cacao, café) de la région, jusqu’à être surnommée pour ses infrastructures développées, ses hauts immeubles, sa baie lagunaire, sa vie nocturne, le Manhattan africain. Au début des années 1980, la première musique « ivoirienne » à se faire connaître dans le monde est… le reggae. L’hymne contestataire d’Alpha Blondy, bien sûr, suivi par Ismaël Isaac (et dans les années 1990 par Tiken Jah). Une décennie plus tard, la protestation satirique viendra du campus d’Abidjan avec le zouglou que populariseront Les Salopards et plus tard le groupe Magic System.

Alors que de Paris Meiway lance son zoblazo, mélange de traditions de son ethnie Appolo et de fanfare de la région de Grand-Bassam avec le soukouss congolais, sans oublier souvent le tam tam parleur ivoirien. C’est aussi de la capitale de l’ancienne puissance coloniale que sera lancée au début du XXIe siècle sous l’impulsion de quelques DJs ivoiriens (La JetSet, Douk Saga) une autre invention, le coupé-décalé, à l’origine une dérision de la danse de l’ethnie Attié, dans le sud-est ivoirien. Un style qui deviendra la nouvelle bande son de la jeunesse en Côte d’Ivoire où cette fois-ci, c’est l’artiste qui lance des billets de banque sur les spectateurs, contrairement à l’habitude. Un vrai gage de popularité.

Par Hadi Omar | akhaba.com

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