Cheikha Rimitti - Remitti Double Best (2010)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/03-11/doublebest_remitii_front.jpg Remitti Double Best par Cheikha Rimitti 3700409806377

Timbre sépulcral, flûtes obsédantes, percussions vertigineuses servent ce raï traditionnel, ce chant âpre de la vie ; celle que l’on veut cacher, sexe, alcool.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Remitti Double Best

label: 
Date de parution: 
2010
Réf
types de supports: 
2xCD
3700409806377
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« Touche mami touche touche touche/Je te pardonne la première fois mais pas la seconde/Touche mami mami touche à droite à gauche ». C’est un timbre sépulcral qui déclame ce couplet lascif où le sous-entendu est à peine plus épais qu’un sous-vêtement, sur des rythmes de bendir, gallal et cette gasba obsédante qui fait tourner les têtes dans cette double compilation sortie en 2010. Ainsi chante Cheikha Rimitti (1923-2006) qui invente un style qu'on serait tenté d'appeler « ethno-punk ». On ne saura jamais exactement ce qui est de l'ordre de la légende et ce qui revient aux affabulations des fans quand il s'agit de Chelkha Remitti, la maman du raï. Ces vingt-trois chansons, une sorte de mini-anthologie de l'impressionnante production de la cheikha, maîtresse, du spleen traditionnel de l'ouest algérien, partagé avec l'est marocain, rassemblent le meilleur et l'occasionnel. On y retrouve ici quelques-unes de ses meilleures créations, outre Touche mami, Anta hbibi (c’est toi mon chéri), Manabrache (je ne guérirai pas), Likouani (celui qui me tourmente). A l’instar des cheikhate (pluriel de cheikha) qui l’ont précédée, Rimitti conjugue admirablement reprises éplorées et ses propres improvisations en un style sûr de lui, imposé par une voix mate, mâle. Mais, sans aucun doute, c'est son sens de la mesure rythmique (elle tient souvent le bendir dans la plupart des morceaux) et l'adaptation de la voix aux variations des instruments qui l'accompagnent, qui l'ont hissée largement au-dessus de ses innombrables et farouches consœurs. Les flûtes, les percussions, parfois accompagnées de claquements de mains servent un chant âpre de la vie ; celle que l’on veut cacher, sexe, alcool.

Par Hadi Omar | akhaba.com

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