Cheb Mami Double Best (2010)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/03-11/doublebest_mami_front.jpg Cheb Mami Double Best par Cheb Mami 3700409806261

Une trentaine de titres de 1985 à 1990 du rossignol du raï dont la voix claire déclame chant oranais violoneux, chaâbi marocain frémissant et poèmes mystiques.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

Cheb Mami Double Best

label: 
Date de parution: 
2010
Réf
types de supports: 
2xCD
3700409806261
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Sting disait : « Il a une voix de rossignol ». L’ex-chef de Police parlait ainsi de Cheb Mami quand ils ont chanté en duo Desert Rose en 2000. Ce double CD de près de trente titres (remastérisés) de la période 1985-1990 donne parfaitement raison à la pop star anglaise quand on écoute, par exemple, Gharou menni mennek (ils nous jalousent), Khti ghadrette el youm (ma sœurette est partie aujourd’hui) ou Derti janhine (tu t’es poussée des ailes), des déclamations directement d’inspiration asri. Cette première chanson moderne de l’Oranie reconnue pour le balancement languide de ses violons, accordéon, guitare acoustique, a la part du roi dans ce recueil.

Proximité oblige, l’ouest de l’Algérie est depuis des décennies sous forte influence des cadences du Maroc dont le chaäbi (rien à voir avec le chaâbi algérien) est repris plusieurs fois ici où Mami interprète un gospel musulman, Salou maâna (priez avec nous), ou un bien profane Sair fer (va vole) cadencé par une derbouka claire, un violon vif. « Maman je ne veux pas me marier/Je veux rester seul/Vive la liberté », affirme l’artiste, le timbre vigoureux dans un style véhément né dans les faubourgs de Casablanca, le bidaoui. Certaines compositions prennent des accents évoquant la musique millénaire arabo-andalouse comme Natraja fel h’bib (je languis mon amour).

Le benjamin de la première génération des vedettes pop raï, celle de l’orgue Farfisa, de la fin des années 1970 début des années 1980, n’oublie sa première musique, celle qui l’a fait naître artistiquement en reprenant Raïkoum ma raï (vos mauvais conseils), lançant ses profonds istikhbars, préludes vocaux, dans Maniche aâdouk (je ne suis pas ton ennemi). Une manière dont les racines plongent dans le melhoun, ce lyrisme excessif que les anciens poètes oranais déclamaient sur des gasba, bendir, gallal âpres mais ensorceleurs.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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