Cheb Khaled Double Best (2010)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/03-11/doublebest_khaled_front.jpg Cheb Khaled Double Best par Cheb Khaled 3700409806278

Double compilation de raï de 25 titres tirés de l’époque des cassettes urgentes ; le rock brûlant d'Oran chanté par l’une des plus belles voix du monde.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Cheb Khaled Double Best

label: 
Date de parution: 
2010
Réf
types de supports: 
2xCD
3700409806278
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Le roi du raï algérien commence par une chanson… marocaine. Il ouvre par le patrimonial Ya taleb, porté par des crépitements de derbouka et des épanchements de violon, cette double compilation remasterisée de vingt-cinq chansons datant de l’époque des cassettes urgentes, de la demande pressante de nouveautés raï par les foules, du préfixe Cheb (jeune masculin) ou Chaba (jeune féminin) accolé au prénom des artistes, c’est-à-dire juste avant la consécration internationale de la plus connue des stars arabes, devenue Khaled, tout court. Quand Cheb Khaled, Cheb Mami, Chaba Fadéla, Cheb Sahraoui, Cheb Hamid, un peu plus tard, Cheb Hasni et Chaba Zahouania bouleversent la chanson algérienne, voire arabe, ouvrant la voie à d’autres modernisations radicales dans les musiques du sud de la Méditerranée.

On retrouve ici les premières versions de compositions qui seront reproduites, customisées ultérieurement pour devenir des succès internationaux de Khaled. Qu’il s’agisse d’un autre standard du chaâbi marocain, Moule el koutché (chauffeur), plus tard modernisé en Kutché, du raï de Chaba bent bledi (belle de mon pays), mué en Chaba, ou de S’hab el baroud (gens de la poudre), hymne d’Oran, réponse indigène à la célébration en 1930 du centenaire de la colonisation française de l’Algérie. Ces deux CD disent aussi l’époque des longs préludes vocaux, istikhbars, soutenus juste par un gémissement d’orgue italien Farfisa ou les pleurs d’un accordéon, remplaçants actuels de la gasba d’antan, comme dans le long et hypnotique Hada raïkoum (c’est votre loi) où Khaled déploie une voix encore intacte, l’une des plus belles du monde. Un talent exceptionnel que le roi des chebs de l’Oranie étale encore dans Mal h’bibti madjatch (pourquoi ma chérie ne vient-elle pas) en compagnie de Chaba Zahouania, avec un sens inné de la cadence.

Le King du raï n’oublie pas deux illustres maîtres de la chanson oranaise, dite asri, Ahmed Wahby (1921-1993), fils d’une grande famille soufie né de mère italienne à Marseille, et Blaoui Houari, enfant de cafetier né à Oran en 1926.  Khaled reprend du premier Yamina et du second Maândi hadja fenass (je m’en fiche des racontars) avec une voix gorgée d’émotion. Quant à La Camel (nom d’une société franco-algérienne construisant près d’Oran le premier port méthanier d’Algérie transformant en quelques mois les paysans des alentours en ouvriers de l’industrie), il « emprunte » cette improvisation à succès  à Cheikha Rimitti (1923-2006), la maîtresse du raï traditionnel, par qui tout arriva.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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