Cheb Hasni - Hommage 15 ans déjà (2009)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/03-11/hasni_15_ans_deja_front.jpg Hommage 15 ans déjà par Cheb Hasni 3700409805264

Star absolue des nouvelles générations algériennes, le crooner oranais assassiné en 1994 chantait un raï racontant des amours contrariées, la poisse obstinée.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

Hommage 15 ans déjà

label: 
Date de parution: 
2009
Réf
types de supports: 
2xCD
3700409805264
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« Quelque chose de grave s’est passée près de chez moi/Plein de monde plein de filles courent dans tous les sens/Disant “c’est vrai que Hasni est mort ?“/Moi qui croyais que tout le monde m’aimait ». Cheb (jeune, pour disinguer de cheikh, ancien) Hasni chantait sur un synthé violoneux, boîte à rythme crépitante, ces improvisations en 1992 alors que des islamistes avaient pris les armes et leurs quartiers dans les djebels algériens pour une guerre civile d’une dizaine d’années. La plus grande star du Maghreb d’alors, l’Elvis d’Algérie (pour la corpulence aussi) est abattu deux ans après, en bas de chez lui, à Oran, le 29 septembre 1994, peu après midi : il guettait la sortie des lycéennes au bout de sa rue natale pour leur sourire. C’était pour elles que Hasni Chekroun avait toujours chanté.

En deux fois douze chansons, le blues de Hasni déclame ici des amours contrariées, des séparations douloureuses, des passions trahies, déplore les empêcheurs d’aimer en rond, exprime la poisse d'une jeunesse aux désirs contrariés. Des thèmes qui ont emporté le cœur des nouvelles générations aussi bien en Algérie qu’au Maroc. D’ailleurs, le crooner au cœur d’artichau interprètait aussi du chaâbi marocain avec notamment le lancinant A labesse (ô ça va) enjolivé par des accords électriques de guitare, ou Nebki aâla ray (je pleure sur mon sort). Son raï est parfois traversé par des mesures lancinantes de derbouka, des rythmes tranchants de cuivres, une basse dans Manistha ma rahet men bali (je n’arrive pas à l’oublier), une cadence enlevée, une des meilleures compositions de ce double album.

Hasni Chekroun était un stakhanoviste de l’enregistrement sur cassette : on parle de plus de 250 bandes sorties en à peine six ans de carrière, facilitées par son usage immodéré du sacro-saint synthé qui faisait sa marque de fabrique. Mais Cheb Hasni avait aussi écouté du reggae, la musique du Caire, bien sûr,  et beaucoup Julio Iglesias, le cheikh hidalgo si proche pour toute une génération de « raïeurs ».

Par Hadi Omar | akhaba.com

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