Best Of Salsa (2006)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/11-12/salsalegende_salsa_front.jpg Best Of Salsa par 3760051131593

Cette compilation fera le bonheur des amateurs de salsa dura, celle qui régna avant la salsa romántica, la plupart de ses variantes y sont judicieusement représentées.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 9.9
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Best Of Salsa

label: 
Date de parution: 
2006
Réf
types de supports: 
Digipack
3760051131593
0

Cette compilation fera le bonheur des amateurs de salsa dura, celle qui régna sur le monde latin avant l’invasion de la salsa romántica. La plupart de ses variantes y sont judicieusement représentées, y compris le boogaloo, mélange de montuno, de guajira, de rhythm’n’blues et de soul le plus souvent chanté en anglais. Même les non spécialistes reconnaîtront I’d Like It Like That de Pete Rodríguez, titre emblématique du genre.

La version de la Guantanamera de Joseíto Fernández par Johnny Colón illustre un curieux paradoxe : les jeunes Latinos des mégapoles nord-américaines ont beaucoup emprunté au son montuno (son de la campagne) et à la musique des paysans de Cuba (les guajiros) pour développer salsa et boogaloo, musiques urbaines confrontées au monde anglo-saxon.

En 1963, Tito Puente n’est déjà plus un perdreau de l’année lorsqu’il lance Oye como va, qui sera repris six ans plus tard par Santana. Dans cette version originale nous avons droit à des riffs de violons (fait assez rare chez Puente pour être signalé) et un tumbao directement inspiré du vieux danzón Almendra.

Même s’il est interprété par la Cubaine Celia Cruz, l’humour qui se dégage de El Negro bembón est typiquement portoricain. Bobby Capó y narre l’assassinat d’un Noir lippu « que tout le monde aimait » et l’enquête menée par un malheureux policier aux lèvres également avantageuses. Chronique ordinaire du racisme sous les tropiques sur rythme chaloupé.

Les personnages campés par Rubén Blades, Pedro Navaja (Pierrot le Surin) et Juan Pachanga (Jeannot le Fêtard), sont d’une autre trempe. Avocat de formation, le Panaméen invente la salsa consciente. L’ambiance du barrio (sirènes de police) et l’électronique (claviers, guitares) font leur apparition : on est bien loin de la mythologie des oiseaux chanteurs ou de la riante campagne.

Nous ne conclurons pas cette chronique sans survoler un petit florilège de titres de derrière les fagots : Ran kan kan de Tito Puente, instrumental au parfum rétro ; El Ratón par Cheo Feliciano et le combo vibraphonique de Joe Cuba. Te traigo guajira qui nous rappelle qu’avant d’opter pour les cuivres ou le latin jazz, Ray Barretto fut un charanguero (violons, flûte) ; Arrecotín arrecotán, autre perle portoricaine et véritable prouesse vocale d’Ismael Rivera, le sonero mayor de Puerto Rico.

Par Didier Ferrand | akhaba.com

Recommandé si vous aimez
extract1: 
Mots Cles
Genre: 
Région: 
Thème: 
Partager | translate
commentaires