Bélo - Référence (2008)

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Prix Découvertes RFI 2006, le surdoué haïtien interprète la nouvelle chanson créole en mêlant reggae, soul, funk, rock, une pincée de jazz et transe vaudou.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 12
Type de produit: 
Album

Référence

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Date de parution: 
2008
Réf
types de supports: 
Digipack
3760051122096
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Jean Bélony Murat, dit Bélo, est le deuxième Haïtien a remporté le Prix Découvertes RFI en 2006, après Beethova Obas en 1988. Surdoué de la guitare, il interprète la nouvelle chanson créole où il a trouvé sa voie en mêlant reggae, soul, funk, rock, une pincée de jazz et transe vaudou, sans oublier la tradition des troubadours haïtiens. On trouve un peu de tout ça dès le premier titre de ce second album de l’enfant de la Croix des Bouquets, Pari Nan Male’m où le chanteur appelle à la solidarité, au respect mutuel. Bref, vous l’avez compris : Bélo est concerné par les maux du monde. Il espère par son art contribuer à en atténuer la douleur. Bélo ne vient pas par hasard d’Haïti ; ses thèmes sont nourris par une terre des plus affligées sur Terre.

D’ailleurs, il consacre à son bout d’île l’une des chansons les plus émouvantes et sophistiquées de l’album, Ayiti Leve, une ballade où se lamente avec une belle conviction le saxophone du Vénézuélien de Miami Ed Calle, figure de la scène jazz et latin jazz, qui a collaboré, entre-autres, avec Sinatra. On retrouve la même certitude dans Mwen Bouke, arpèges de synthé, mesures de guitare subtiles, une batterie présente et légère à la fois. Plus dépouillée, presque nue, la chanson Timoun Ye laisse s’exprimer pleinement la voix de Bélo, un peu voilée, fine, presque enfantine. Elle parle des enfants d’Haïti « qui chaque jour sont victimes du monde des grands », écrit le chanteur sur le livret du CD où les paroles des chansons sont transcrites seulement en créole.

Guitare, batterie, synthé prennent parfois des allures rock à l’exemple de Istwa Dwol où joue la basse inspirée du Camerounais Richard Bona, présente aussi sur Lakou Trankil, un morceau qui a donné son nom au premier album de Bélo en 2005 et qui est repris ici dans une version plus travaillée. Bélo n’oublie pas dans cette douzaine de chansons le reggae et le ragga (Deblozay) qui ont fait son premier apprentissage pour écrire et composer aujourd’hui des musiques souvent tendres, parfois enlevées mais toujours raffinées.

Par Hadi Omar | akhaba.com

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