Beethova Obas - Kè’m poze (2003)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/09-11/beethovaobas_kempoze_front.jpg Kè’m poze par Beethova Obas 3448969730342

Le crooner haïtien chante une douzaine de ballades souvent douces-amères, parfois ironiques, nourries de jazz, de bossa, un peu de chanson troubadour haïtienne.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 10.9
Type de produit: 
Album

Kè’m poze

label: 
Date de parution: 
2003
Réf
types de supports: 
CD
3448969730342
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Douze chansons et presque autant de ballades nourries de jazz, de bossa, un peu de chanson troubadour haïtienne que Beethova Obas chante de sa voix de crooner précieux. Une intonation qui rappelle Henri Salvador (1917-2008) ;  une diction qui fait penser à Nat King Cole (1919-1965). Excusez du peu !

Mais, Beethova, ainsi prénommé par son père fou de Beethoven, mérite la comparaison, malgré une petite entrée maladroite du disque quand il traite sa voix au vocoder sur le premier titre, An han !, alors qu’elle n’en a nullement besoin comme le prouve le reste de l’album. Mais, nous sommes en 2003, et les modes passent. L’enregistrement est gorgé de notes cristallines de piano jouées au synthé à l’exemple des douceurs comme Naïke, presque un murmure, Rasanble aux allures de berceuse, Kalot déclamé tel une comptine sur une petite frappe, une guitare.
Parfois, c’est le saxophone du Guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart qui amplifie joliment l’émotion du chanteur haïtien comme dans Sa nou fè, une dénonciation sereine du saccage de l’environnement.

La gravité revient chez l’artiste avec Yè swa que l’on prendrait pour une berceuse si ce n’est que Beethova évoque le climat d’insécurité à Haïti : une fille qui se fait violer par les malfrats sous les yeux de sa mère. Sur un air d’accordéon et de percussion entraînant, le chanteur déplore dans Kon lambi les conflits politiques qui empêchent son pays d’avancer.

Beethova sait aussi s’amuser quand il ironise sur l’analphabétisme et tourne en dérision la multiplication d’écoles pseudo-réputées qui n’apprennent pas grand choses aux écoliers. Là, dans Manje bliye, Beethova démarre par les tambours rara, introduit le clairon de carnaval fait de tôle et n’émettant qu’une seule note. Les couleurs caraïbes sont plus vives et dansantes.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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