Ali Reza Ghorbani - Les Chants brûlés (2010)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/05-11/leschantsbrules_front.jpg Les Chants brûlés par Ali Reza Ghorbani 794881880621

La plus belle voix de la nouvelle génération iranienne, Ali Reza Ghorbani chante, Rûmî, le plus grand poète du soufisme, fondateur des derviches tourneurs.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Les Chants brûlés

label: 
Date de parution: 
2010
Réf
types de supports: 
CD
794881880621
0

La mémoire mystique musulmane retient trois noms essentiels, Mansur al-Hallâj (857 ?-922), le martyr, Moheïddine Ibn ’Arabi (1165-1240), le philosophe, et Jalâl ud-Dîn Rûmî (1207-1273), le poète, celui qui dialoguait avec les rabbins, prêtres et prélats d’autres confessions. Son lointain compatriote, Ali Reza Ghorbani le chante en ces huit poèmes rassemblés en 2010 par probablement la plus belle voix de la nouvelle génération de chanteurs traditionnels iraniens.

Les vocalises d’Ali Reza, forgées par des années de chant persan savant, le radif mesuré et le tasnif non mesuré, sont accompagnées par le jeu remarquable de jeunes surdoués du târ (Hamid Reza Khabbazi), de la kamanché (Shervin Mohajer, Saman Samimi), des tombak et daf (Rashid Kakavand) ou du ney (Eshagh Chegini). Cette flûte qui pleure sur l’un des plus beaux blues de Ghorbani, Ney o avaze (duo ney et chant), comme une réponse tendre aux cordes acérées d’un autre dialogue de haute volée, Târ o avaze (duo târ et chant).

Des poèmes frères du ghazal, art répandu aussi en Afghanistan, dans le sous-continent indien. Souvent, les compositions prennent des tours étourdissants, des petits vertiges qui rappellent que Rûmî n’est pas pour rien l’inspirateur des derviches tourneurs, confrérie parmi les plus puissantes sur les terres asiatiques de l’Islam, depuis sa fondation à Konya. La ville la plus mystique de la Turquie actuelle où se repose celui qu’on appelle toujours Mawlânâ (notre maître).

Croisant vigueur, grâce, variété de tons, Ghorbani dit les sentiments, les tourments de l’homme qui mêlent dans une passion unique ferveur céleste et amour profane, Kahroba (l’aimant) : « Si j’arrive à retirer mon col de ses griffes/Il s’attaque s’acharne à tirer ma jupe par derrière/Je bats des pieds et des mains il m’empoigne par la tête/Si j’arrive à retirer la tête il me tire par les pieds et les mains ». Un trouble de l’âme que n’aiment pas les ayatollahs et le font bien savoir quand ils prennent le pouvoir.

Né dans une famille religieuse de Téhéran, Ali Reza avait sept ans quand Khomeiny instaurait en 1979 la république islamique d’Iran. Il dut parfois apprendre le raffinement musical persan en secret pour devenir aujourd’hui le plus digne héritier des illustres Mohammad Reza Shajarian (né en 1940) et Shahram Nazeri (né en 1950) qui disait : « La musique est la nourriture de l'esprit. Enlevez-la du monde, vous aurez un cimetière. Aucun autre art ne peut lui ressembler, à part le chant des oiseaux ou celui de l'eau ».

Par David Marif | akhaba.com

Albums proches
Recommandé si vous aimez
extract1: 
Mots Cles
portrait: 
Instruments: 
Genre: 
Région: 
Thème: 
Partager | translate
commentaires