Afro Beats (2005)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/07-11/comet_afrobeats_front.jpg Afro Beats par 826596026046

Une douzaine de perles presque toutes signées par Tony Allen, le musicien le plus expérimentateur de l’afrobeat, compagnon de route de l’inventeur Fela Anikulapo Kuti.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 10
Type de produit: 
Album

Afro Beats

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Date de parution: 
2005
Réf
types de supports: 
CD
826596026046
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L’instrumental Afro-Disco-Beat n’a pas pris une ride. Il date de 1979, l’année où le batteur Tony Allen quitte après dix ans de collaboration son mentor devenu trop pesant et politiquement plus virulent, Fela Anikulapo Kuti (1938-1997), l’inventeur de l’afrobeat, entre jazz et rhythm’n’blues yoruba, nigérians, et highlife ghanéen. Le morceau est un battement lancinant, une batterie frappée comme un tambour africain, une sobriété que vient doucement enrichir une guitare, puis entrent les fameux cuivres, tranchants, qui font le sel de l’afrobeat. La tension monte avec un saxo aux arabesques insaisissables, puis le jeu incisif de Tony Allen.

Il est ici avec Africa 70, le premier groupe de Fela, attiré par l’expérimentation musicale qu’il démontre en 12 minutes de jubilation avec ce titre, le plus long de cette compilation plus ou moins remixée d’une douzaine de morceaux  courant sur une vingtaine d’années d’innovation, et publiée en 2005. Afropusherman (2001), l’introduction de l’album avec le projet Psyco On Da Bus, se permet des inventions détonantes qui rappellent les expériences du dub jamaïcain.

Il faut dire que le label dénicheur parisien Comet Records, venu de la musique électro, connaît son afrobeat sur le bout des doigts, ou des baguettes de Tony dont il a fait la renommée en France, voire ailleurs aussi. Il suffit d’écouter Ariya, remixé et improvisé en 1999, pour se convaincre qu’Allen, qui compose ou co-signe ici presque tous les titres, est un musicien de transe, de vertige en douceur. Le jazz le plus libre et le funk africanisé ne sont jamais loin quand Tony fait intervenir la voix légèrement voilée de la chanteuse Eska dans le morceau culte What’s Your Fashion (2002) ou The Drum (2001).

Le plus africaniste des leaders de la scène rock anglaise Damon Albarn, patron de Blur, chante ici sur Every Season (2002) avec son instrument fétiche, l’ocarina à touches. Avec Na Waya, on retrouve aussi un groupe afro-français mythique de la scène alternative de la décennie 1980, Ghetto Blaster et son chanteur bassiste camerounais Willy N’for (1956-1998) qui régalaient les habitués des clubs parisiens tels ceux du côté des Halles, Le Cloître des Lombards et La Chapelle des Lombards, temple de la salsa, avant sa délocalisation vers la Bastille, Rue de Lappe, première scène française dans les années 1970 du méconnu alors Fela Anikulapo Kuti.

Par Bouziane Daoudi | akhaba.com

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